Pendant que plusieurs sites parlent d’attaque de requins ou d’ours pour attirer l’attention des lecteurs, je vous propose de faire l’exercice inverse.

Plusieurs personnes ne vont pas en mer par peur des requins, d’autres n’iront pas en forêt par peur des ours ou des loups. Mais la vérité est plus inquiétant qu’ils ne peuvent l’imaginer. Le pire des prédateurs se trouve à la fois en mer et en forêt, mais aussi à la grandeur de la planète. Nous l’appelons le super prédateur, détruisant tout sur son passage. Mais ce qui est le plus incroyable, c’est qu’il le fait au détriment de sa propre nature. Ce super prédateur s’appel l’homme.

Voici quelques statistique qui vous feront comprendre que les requins, les ours et les loups ou tout autre animal ne rivalise pas avec le super prédateur.

100 millions de requins sont tués chaque année dans le monde

Selon les conclusions d’une étude scientifique publiée dans la revue Marine Policy, le nombre de requins tués chaque année dans les pêcheries commerciales est estimé à 100 millions. Les auteurs signalent également que le taux de pêche des espèces de requins, dont une grande partie est caractérisée par une croissance lente et une reproduction tardive au cours de leur vie, dépasse leur capacité de reconstitution.

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La plupart de ces ailerons de requins en train de sécher proviennent d’espèces de requins pélagiques. Selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, plus de la moitié des requins pélagiques sont menacés d’extinction.

 

5 milles ours sont tués chaque année juste au Québec

En 2014, plus de 5 000 ours noirs ont été tués juste au Québec.

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La chasse à l’ours blanc, un loisir en plein essor qui ne soucie personne

Alors que l’ours blanc voit sa population décliner dramatiquement à cause du réchauffement climatique et des pollutions, l’Homme le chasse, non pas pour se nourrir mais pour le loisir et pour l’industrie du luxe. Les prix des articles issus de l’ours blanc flambent, les agences de tourisme spécialisés dans la chasse sont surbookées.

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Gestion du loups au Canada

Plusieurs province attribuent au loups la baisse de la population des orignaux et des caribous et vont même utiliser des hélicoptères pour faire la chasse aux loups, tout cela pour des projet de gestion du loup. Mais la vérité est que le loup chasse pour se nourrie et non par loisir comme le fait l’homme. Donc pour que l’économie de la chasse continu de rapporter des millions de dollars, ils vont préférer tuer les loups pour que les chasseurs ont plus de gibier à tuer pour leur loisir. Il est si facile de mettre la faute sur les autres au lieu de regarder la vérité en face.

Juste pour l’année 2014, plus de 19088 orignaux ont été chassés au Québec.

Voici quelques statistiques

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Je n’ai rien contre les chasseurs loin de là, mais je me question sur les campagne de peur contre des animaux qui ne font que se nourrirent. Je me questionne aussi sur les manipulation d’opinion publique pour justifier les tueries des prédateurs naturels afin qu’une industrie fasse plus de profit. Je me question sur les vraies raisons qui poussent les gens à massacrer des espèces sans que personne ne disent un mot. Nous, super prédateur de la terre entière, ne pouvons nous pas nous montrer raisonnable?

Le mystère du petit doigt qui en dit long sur notre humanité

PHALANGE. Il ne mesure que 36 mm… mais l’os de main OH 86 découvert dans la gorge d’Olduvaï, en Tanzanie, en dit long sur l’aventure de notre humanité. « Cette phalange, très droite, dont la taille est similaire à celle des Homo sapiens, ne peut appartenir qu’à une main anatomiquement moderne« , estime Manuel Dominguez-Rodrigo, de l’Institut de l’évolution en Afrique de Madrid, qui a fait parler l’ossement dans la revue Nature communication. Avec ses 1,84 million d’années, c’est la plus ancienne connue. Le propriétaire de cette main devait mesurer 1,70 m ».  Il  pourrait donc s’agir, selon lui, d’un nouvel hominidé encore inconnu, plus grand que le Paranthropus boiséi, (1,50 m) et l’Homo habilis(entre 1,10 et 1,30 m) qui vivaient à la même époque dans cette région de l’est africain.

Une phalange, c’est maigre pour constituer une nouvelle espèce… « mais les doigts d’OH 86 diffèrent en forme et en taille de ceux d’ H. habilis –l’homme habile, premier hominidé découvert aux coté d’outils de pierre dans les années 1960  et doté de doigts larges déjà très semblables à ceux d’Homo sapiens », assure Manuel Dominguez-Rodrigo à Sciences et Avenir.

Le chercheur madrilène et ses collègues américains et sud-africains sont ainsi persuadés d’avoir trouvé « le meilleur candidat potentiel pour être l’un des tous premiers membres du genre homo ». « C’est la capacité à manipuler avec précision qui a interagi avec notre cerveau et permis le développement de notre intelligence, principalement grâce à l’invention et l’usage des outils« , s’enthousiasment-ils auprès de l’AFP.

Plus adroit qu’Homo habilis ?

Mais leur créature n’est pas la seule à prétendre au titre. « La main d’Australopithecus sediba – la plus complète d’hominidé jamais découverte atteste qu’il était déjà capable de saisies de précision il y a 1, 977 million d’années », rappelle Lee Berger de l’université du Wittwaterstrand, qui l’a étudiée en 2013. Le pouce long et musclé de cet australopithèque sud-africain, forme une pince avec l’index, propice à la fabrication et la manipulation d’outils, même si l’on en a pas retrouvé auprès de lui. « Il était même potentiellement plus adroit qu’Homo habilis », assure son découvreur (lire Sciences et Avenir n°776, octobre 2011), persuadé  lui aussi d’avoir trouvé le meilleur candidat au titre d’ancêtre de l’homme. Difficile à ce stade de départager les bonhommes fossiles.

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A gauche, la phalange de l’hominidé OH 86 superposée à une main moderne (crédit Jason Heaton). A droite, la main d’une jeune Australopithecus sediba femelle également superposée à une main moderne (crédit Peter Schmid avec l’autorisation de Lee Berger et de l’université Witwatersrand).

Une chose est sûre : même s’ils étaient adroits, ni l’un, ni l’autre, n’ont fabriqué les tous premiers outils. Une découverte récente au Kenya, montre que les plus vieilles pierres taillées au monde ont 3,3 millions d’années et sont donc bien plus anciennes que le genre humain ou qu’Australopithecus sediba lui-même. L’identité de ce premier tailleur de pierre reste pour l’instant un mystère.

Article original: http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/20150820.OBS4462/un-petit-doigt-qui-en-dit-long-sur-notre-humanite.html 

La méditation et le TDAH touchent des régions du cerveau qui se chevauchent

Les adeptes de la méditation de pleine conscience possèderaient une plus grande épaisseur corticale dans des régions du cerveau responsables de la régulation de l’attention. Une partie de ces mêmes zones serait plus mince chez les individus souffrant d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Des chercheurs de l’Université de Montréal et de l’Université McGill ont établi ce rapprochement qui fait l’objet d’un article publié dans la revue BiologicalPsychology.

«Cette recherche donne à penser qu’on aurait peut-être intérêt à procéder à des études cliniques bien contrôlées pour vérifier si des personnes aux prises avec un TDAH pourraient bénéficier des effets de la méditation. D’autant plus que des travaux à l’aide de l’imagerie fonctionnelle ont déjà montré que la méditation pourrait améliorer les capacités d’attention de gens qui ne présentent pas un tel déficit», estime Pierre Rainville, professeur au Département de stomatologie de l’UdeM et directeur du Laboratoire de recherche en neuropsychologie de la douleur.

Les chercheurs ont fait passer différents tests à 18 adeptes de méditation ayant accumulé un minimum de 1000 heures de pratique. Ils ont découvert que ces participants rapportaient une plus grande «capacité d’absorption» que les sujets témoins. Meilleure était la capacité d’absorption, plus grande était l’épaisseur corticale. «On définit la capacité d’absorption comme l’aptitude à s’immerger complètement dans ce qui soutient notre attention. C’est la façon, par exemple, dont un spectateur assis dans un théâtre se voit transporter par l’action qui se passe sur scène au point où il en oublie où il se trouve», explique M. Rainville.

Cette capacité d’absorption rendrait les personnes qui pratiquent la méditation plus habiles à se concentrer sur une source d’information précise, de même qu’à filtrer toute interférence. Des chercheurs américains ont récemment réussi à faire cette démonstration par des tests neuropsychologiques et des mesures d’activité cérébrale, rappelle le professeur Rainville.

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Pierre Rainville

Selon lui, ces nouvelles données renforcent la pertinence de poursuivre d’autres recherches pour évaluer les effets de la méditation de pleine conscience sur le contrôle de la douleur. Cela pourrait être particulièrement intéressant chez des personnes âgées en bonne santé ou souffrant de troubles cognitifs légers. «Bien qu’ils perçoivent la douleur avec peut-être davantage d’acuité, les adeptes de méditation n’y réagissent pas avec la même émotion. Des résultats en imagerie cérébrale fonctionnelle illustrent bien que les régions de leur système limbique, qui jouent un rôle important dans les émotions, ne sont pas mobilisées lorsqu’ils ont mal. Certaines recherches semblent indiquer que l’efficacité des systèmes d’autorégulation de la douleur diminuerait au cours du vieillissement normal. Est-ce que la méditation pourrait alors aider les gens âgés à mieux gérer leur douleur? Cela reste spéculatif mais mérite assurément notre attention», avance celui qui est aussi chercheur à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Source: http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-sociales-psychologie/20130408-la-meditation-et-le-tdah-touchent-des-regions-du-cerveau-qui-se-chevauchent.html

L’ascenseur spatial : une idée qui relevait autrefois de la science-fiction pourrait éventuellement se concrétiser. Une entreprise canadienne a obtenu un brevet américain pour la construction d’une structure qui permettrait aux astronautes d’entamer leur voyage dans l’espace sans fusée. Elle est maintenant à la recherche de partenaires pour la construction d’un prototype.

Thoth Technology, située à Pembroke en Ontario, voudrait concrétiser ce projet qui permettrait, selon elle, d’économiser plus de 30 % du carburant utilisé lors des premières étapes d’un voyage dans l’espace.

L’ascenseur électrique qui prendrait la forme d’une tour haute de 20 km permettrait aux astronautes d’atteindre une plateforme de lancement aménagée au-dessus de la Terre de laquelle ils pourraient effectuer leur voyage. Il pourrait transporter des navettes spatiales, des satellites et même des touristes à mi-chemin avant de les lancer dans l’espace. En théorie, la tour pourrait éventuellement atteindre 200 km et ainsi accéder à l’orbite terrestre basse.

« Du haut de la tour, on pourrait voir l’anneau bleu de la Terre et avoir une vue qui s’étendrait sur mille kilomètres. »— Caroline Roberts, présidente-directrice générale de Thoths Technology

Un raccourci vers l’espace

L’homme derrière cette invention est un professeur de génie et de physique de l’Université York à Toronto. Brendan Quine est également le cofondateur de Thoth Technology.

Selon lui, l’ascenseur permettrait de voyager dans l’espace de manière plus efficace en économisant les grandes quantités de carburant utilisées lors des premières étapes d’un vol dans l’espace pour combattre la gravité et la friction atmosphérique. Présentement, les fusées sont munies de réservoirs à essence amovibles qui tombent dans l’océan au fur et à mesure qu’elles gagnent de l’altitude.

L’ascenseur rendrait ces réservoirs inutiles et pourrait être utilisé avec des fusées réutilisables comme celles développées par l’entreprise californienne Space X.

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Le premier protoype d’ascenseur spatial conçu par Brendan Quin fait sept mètres.  Photo :  York Univeristy

Brendan Quine a cosigné un article publié dans la revue scientifique Acta Astronautica en 2009 qui détaille le fonctionnement de cette invention. Construite en kevlar, la structure serait maintenue en place grâce à un système de sections pneumatiques pressurisées à l’aide d’hydrogène ou d’hélium.

Prototype en vue

Un prototype de sept mètres avait été dévoilé en 2009 à l’Université York. Toths Technology espère en construire un de 1,5 km d’ici cinq ans, soit plus haut que la plus grande tour du monde – la Burj Khalifa de Dubaï aux Émirats arabes unis – qui fait 830 mètres.

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Dubai  Photo :  AFP/Marwan Naamani

Toths Technology croit que des entreprises comme celles qui ont construit les plus hauts édifices de la planète pourraient l’aider à construire ce protoype.

Caroline Roberts, qui enseigne également à l’école d’ingénierie de l’Université York, travaille à l’obtention d’un brevet canadien. En plus du brevet américain, elle en a aussi obtenu un de la Grande-Bretagne.

La tour pourrait également être employée à des fins de télécommunication et touristiques. Sa concrétisation est toutefois incertaine en raison de son prix élevé. Le projet coûterait entre 5 et 10 milliards $ US et nécessiterait de trois à cinq années pour être complétée, selon l’inventeur. Celui-ci rêve qu’elle devienne réalité dans dix ans.

Jusqu’à la moitié de l’eau sur la Terre est probablement plus ancienne que le système solaire, ce qui accroît la probabilité que la vie puisse exister sur des exoplanètes dans notre galaxie, la Voie Lactée, indique une nouvelle recherche publiée jeudi 26 septembre dans la revue américaine Science.

Ces travaux devraient alimenter le débat sur le fait de savoir si les molécules de glace d’eau dans les comètes et nos océans se sont formées dans le disque de gaz et de poussière autour de notre jeune Soleil il y a 4,6 milliards d’années (moment où la Terre se serait formée), ou si elles proviennent d’un nuage interstellaire plus ancien.

30 à 50% de l’eau plus vieille que le soleil

Utilisant un modèle informatique sophistiqué permettant de simuler les signatures chimiques entre les molécules d’eau formées dans le système solaire et celles qui lui ont préexisté, ces chercheurs ont trouvé que de 30 à 50% de l’eau que nous consommons aujourd’hui est plus ancienne que le soleil d’environ un million d’années.

Etant donné que l’eau est un élément clé pour le développement de la vie sur la Terre, les résultats de cette étude pourraient suggérer que la vie existe ailleurs dans notre galaxie, soulignent ces chercheurs.

« Il s’agit d’un pas important dans notre quête pour savoir si la vie existe sur d’autres planètes », a affirmé le professeur Tim Harries, du département de physique et d’astronomie de l’université d’Exeter au Royaume-uni, un des auteurs de ces travaux.

On pensait jusqu’alors que la formation de l’eau sur la Terre résultait de conditions uniques qui existaient au début du système solaire et seraient rarement réunies ailleurs, a-t-il ajouté.

La formation de notre système solaire n’est pas unique

« En déterminant désormais la partie ancienne de la provenance de l’eau sur la Terre, nous pouvons voir que le processus de formation de notre système solaire n’a pas été unique et que, de ce fait, des exoplanètes peuvent se former dans des environnements où l’eau est déjà abondante », a expliqué le professeur Harries.

« Cela accroît la possibilité que certaines planètes en dehors de notre système solaire (exoplanètes, ndlr) aient des conditions propices et des ressources en eau permettant l’existence de la vie et son évolution », a-t-il estimé.

« Ces résultats impliquent qu’une partie de l’eau du système solaire provient de l’environnement dans lequel le soleil est né et qui lui préexistait », a précisé Ilsedore Cleeves, une astronome de l’université du Michigan, aux Etats-Unis, principal auteur l’étude.

« Si la formation de notre système solaire est typique de celle d’une étoile, cela veut dire que l’eau est un ingrédient courant dans la création de tous les systèmes planétaires », a-t-elle ajouté.

Car en effet, « La formation de l’eau à partir des atomes d’hydrogène et d’oxygène est un élément omniprésent des toutes premières étapes de la naissance d’une étoile », a quant à lui souligné l’astronome Ted Bergin de l’Université du Michigan.

« Cette eau –sous forme de glace– que nous observons dans nos recherches astronomiques se forme seulement à dix degrés au-dessus du zéro absolu avant la naissance de l’étoile, et est présente à la création de tous les systèmes stellaires », a-t-il relevé.

Mille exoplanètes dans notre galaxie

A ce jour, le télescope américain Kepler a détecté près de mille exoplanètes dans notre galaxie, souligne l’astronome. « Vu l’abondance de l’eau au moment de la naissance des systèmes planétaires, la prévalence de la vie dans toute la galaxie est prometteuse », selon lui.

Le 24 septembre, des astronomes ont annoncé avoir détecté pour la première fois la présence de vapeur d’eau dans l’atmosphère d’une exoplanète lointaine de la taille de Neptune, soit quatre fois celle de la Terre.

La mince atmosphère de la lune contient du néon, un gaz couramment utilisé dans les panneaux électriques sur la terre en raison de son éclat intense.

Pendant des décennies, les scientifiques ont spéculé sur la présence de ce gaz dans l’atmosphère de la lune. Il n’y a pas assez de néon pour faire briller la lune visiblement parce que l’atmosphère de la lune est extrêmement ténue, environ 100 milliards de fois moins dense que l’atmosphère terrestre au niveau de la mer. Une atmosphère dense comme la Terre est relativement rare dans notre système solaire, car un objet doit être suffisamment massif pour avoir assez de gravité pour le retenir.

La plupart de l’exosphère de la lune vient du vent solaire, un mince filet de gaz électriquement conducteur soufflé de la surface du soleil dans l’espace à environ un million de miles par heure. La plupart du vent solaire est de l’hydrogène et de l’hélium, mais il contient beaucoup d’autres éléments en petites quantités, y compris néon. Tous ces éléments influent sur la lune, mais seulement hélium, le néon, l’argon et sont suffisamment volatils pour être retourné à l’espace. Le reste des éléments collera indéfiniment à la surface de la lune.

L’instrument ladee NMS confirme que l’exosphère de la lune est constitué principalement de l’hélium, l’argon et le néon. Leur abondance relative dépend du moment de la journée sur la lune

Lancé en Septembre 2013 à partir de la NASA de Wallops Flight Facility en Virginie, ladee a commencé son orbite autour de la lune le 6 octobre et la collecte de données scientifiques le 10 novembre.

La planète perd chaque jour 20 000 hectares de forêt vierge et la plus grande partie de cette perte a lieu au Canada, selon une étude réalisée par une équipe de l’Université du Maryland, avec l’aide de grands groupes écologistes.

De 2000 à 2013, la forêt intacte a reculé de 8% dans le monde et de 7,3% au Canada.

Selon les critères retenus pour cette imposante recherche, une forêt intacte doit être d’une superficie minimale de 500 km2 et doit mesurer au moins 10 km de largeur.

Une forêt n’est plus intacte si elle a été fragmentée, par exemple par l’aménagement d’une route forestière.

Une forêt fragmentée ou dégradée aura une biodiversité plus faible qu’une forêt intacte, selon les observations scientifiques.

Peter Potapov, spécialiste de la géomatique et auteur principal de la recherche, affirme que les pays comme le Canada doivent trouver un moyen de conserver leurs dernières zones de forêt intactes.

«Dans la forêt boréale, l’industrie forestière s’étend de plus en plus vers les zones moins productives, où la forêt met des centaines d’années à se renouveler, dit-il. C’est une exploitation qui s’apparente à celle des mines ou au pétrole: vous prenez la ressource et après, elle ne se renouvelle pas, en tout cas pas assez rapidement.»

Il croit que les entreprises forestières doivent recenser les zones de forêt intactes sur leurs territoires de coupe et trouver des moyens de les conserver.

«Au Canada comme en Russie, il faut promouvoir l’exploitation forestière plus intensive, sur des superficies plus petites et plus productives», dit-il.

Même si le Canada arrive au premier rang en matière de perte de forêt vierge, devant la Russie et le Brésil, plusieurs pays ont un problème bien plus aigu, compte tenu de leur superficie, précise-t-il.

«Depuis 2000, le taux de perte de forêt intacte au Canada est de 7,3%, mais c’est moins que la moyenne mondiale, dit-il. Il y a des pays où c’est bien pire: le Paraguay et la Birmanie, par exemple.»

1 million de km2

Forêt intacte dégradée ou perdue de 2000 à 2013

(C’est l’équivalent des deux tiers du Québec ou de deux fois la France)

Part de chaque pays dans la perte de forêt intacte

Canada 21,4%

Russie 20,4%

Brésil 14,2%

États-Unis 6,1%

Bolivie 4,2%

Indonésie 3,7%

Paraguay 3,4%

Australie 3,3%

Pérou 3%

RD du Congo 2,6%

Autres pays 17,7%

Perte de forêt intacte de 2000 à 2013

Paraguay 78,5%

Îles Salomon 52,5%

Guinée équatoriale 43,7%

Laos 40,8%

Australie 36,6%

République centrafricaine 34,4%

Liberia 32,1%

Birmanie 28,1%

Moyenne mondiale 8%

Canada 7,3%

Sources: Intactforests.org, University of Maryland Department of Geographical Sciences

Source: http://www.lapresse.ca/environnement/especes-en-danger/201409/06/01-4797772-deforestation-le-canada-montre-du-doigt.php

Scruter l’univers équivaut parfois à feuilleter un album de photos de famille. C’est ce qu’a fait une équipe internationale de chercheurs, comprenant des astronomes québécois. Avec une technologie inédite, ils ont remonté le temps, en observant une jeune cousine de Jupiter, notre géante gazeuse.

Un texte de Marianne Desautels-MarissalNorman Hurens  Norman Hurens  Norman Hurens

La planète 51 Eridani b a beau être la plus petite exoplanète visible, elle est tout de même deux fois plus massive que Jupiter. Elle est aussi toute jeune, avec seulement 20 millions d’anniversaires. Elle est née au moment où, sur la Terre, la période glaciaire qui allait former l’Antarctique s’installait, quelque 45 millions d’années après l’extinction des dinosaures.

Les jeunes planètes sont un peu comme des enfants : elles débordent d’énergie. C’est ce qui les rend faciles à distinguer parmi une foule de corps célestes vieillissants.

Comme elles viennent à peine d’être formées, elles sont encore chaudes. Elles rayonnent ainsi dans l’infrarouge pour leurs admirateurs, pendant environ 100 millions d’années.

Le mercure de notre géante gazeuse juvénile indiquerait 400 degrés Celsius, contre des températures oscillant entre -108 et -160 degrés sur sa cousine plus âgée. 51 Eridani b est néanmoins l’exoplanète géante la moins massive et la plus froide connue à ce jour.

C’est avec l’instrument Gemini Planet Imager (GPI), sur le télescope Gemini Sud au Chili, qu’on a découvert 51 Eridani b. Le GPI est particulier, car il détecte les exoplanètes en captant directement leur brillance.

Comme 51 Eridani b est environ un million de fois moins brillante que l’étoile autour de laquelle elle gravite, les scientifiques doivent masquer la lumière de ce soleil pour bien observer cette lumière ténue.

Rayonnement québécois

GPI est un projet international, comme bien des projets de recherche d’envergure en astronomie.

Le design optique, la construction et les tests du spectrographe composant l’instrument ont été réalisés grâce à une équipe de l’Université de Californie, en collaboration étroite avec les professeurs René Doyon, directeur de l’Institut de recherche sur les exoplanètes (iREx) de l’Université de Montréal, et Simon Thibault, de l’Université Laval.

Le personnel de l’Observatoire du Mont-Mégantic, de l’Institut national d’Optique à Québec et la compagnie Immervision de Montréal ont aussi participé au développement du spectrographe.

Enfin, le puissant logiciel d’analyse de données, qui permet de transformer l’information spectrale de chaque pixel en un cube tridimensionnel de données, a été conçu en partie sous la direction d’une équipe de chercheurs de l’iREx de l’Université de Montréal.

Depuis que le GIP est en service, au début de l’année 2014, l’équipe a repéré plus de 100 jeunes étoiles, mais c’est la toute première fois que l’instrument détecte une exoplanète.

Comprendre la formation de notre système solaire

Les traces de méthane (un composé organique) et d’eau observées dans l’atmosphère de 51 Eridani b sont semblables à ce que l’on retrouve sur les géantes gazeuses riches en méthane de notre système solaire, et en quantités que l’on n’avait encore jamais observées précédemment chez des exoplanètes.

« C’est la première fois que l’on détecte directement une exoplanète dont l’atmosphère et la distance à son étoile sont semblables à celles des planètes géantes de notre propre système. »— Julien Rameau, chercheur à l’iREx

Les particularités de 51 Eridani b poussent les scientifiques à la considérer comme un sosie de Jupiter, dans son jeune temps. C’est un peu comme être témoins de l’enfance de notre géante gazeuse. En étudiant des systèmes extrasolaires beaucoup plus jeunes que le nôtre, on arrivera à mieux comprendre comment notre planète et ses voisines sont nées et ont évolué.

L’étude faisant état de cette découverte est parue dans la revue scientifique Science.

Source: ici Radio-Canada

L’Islande a une très grande renommée avec ses paysages envoutants qui séduisent tout le monde. Le paysage ne s’arrête pas seulement à la nature, etc, mais même les pylônes électriques ont une empreinte spéciale. Pour les rendre hors paires, un cabinet qui œuvre dans l’architecture a été sollicité pour les sublimer. Un travail de pro a été fait à ce sujet en transformant les pylônes en de vrais œuvres d’art. Les pylônes sont devenus des personnages géants et beaux.