De l’eau salée sur la planète Mars

La NASA avait fait miroiter il y a quelques jours une « découverte scientifique majeure » concernant Mars. Depuis, les spéculations allaient bon train sur la webosphère, toujours prête à s’enflammer lorsqu’il est question de la Planète rouge : détection d’une forme de vie, de sources d’eau liquide ? Le suspense a pris fin avec la mise en ligne d’un article présenté lors du Congrès européen de science planétaire, qui se tient à Nantes jusqu’au 2 octobre. Parallèlement, la revue Nature Geoscience a publié, lundi 28 septembre, des travaux de la même équipe détaillant les observations conduites par la sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter (MRO).

Quel était donc ce « mystère martien » enfin résolu, évoqué par l’agence américaine – à qui il a pu arriver de « survendre » certaines découvertes ? Il concerne la nature de coulées saisonnières sombres observées sur des pentes de Mars, lorsque la température y devient plus clémente. Selon Lujendra Ojha (Georgia Tech, Atlanta) et ses collègues, ces écoulements sont constitués de saumures de différentes compositions, faites de chlorate et perchlorate de magnésium et de perchlorate de sodium, mêlés à un peu d’eau.

Un mélange salé pour rester à l’état liquide

La découverte de telles saumures n’étonnera guère les spécialistes : MRO et son prédécesseur Mars Global Surveyor ont observé depuis longtemps des coulées qui ravinent Mars, en été, sur les versants exposés au soleil. Or on sait que les conditions de température et de pression à la surface de Mars ne permettent pas la stagnation ou l’écoulement en surface d’eau liquide, qui soit gèle, soit s’évapore immédiatement. Il a donc fallu imaginer des combinaisons de sels qui maintiennent le mélange à l’état liquide : sulfate de fer, sels de sodium et d’ammonium, etc. Plusieurs modélisations avaient été avancées ces dernières années.

Parallèlement, l’atterrisseur de la NASA Phoenix – actif près de la calotte polaire Nord de Mars en 2008 – y avait confirmé la présence de perchlorates, également subodorée sur les sites d’atterrissage des missions Viking, lors de nouvelles analyses des données datant de la fin des années 1970. Enfin, en mai 2015, la revue Nature Geoscience annonçait déjà la présence de telles saumures dans l’environnement du rover Curiosity.

Pourraient-elle être sources de vie, sachant que sur Terre, la vie n’a été possible que grâce à la présence d’eau liquide ? « Si nous combinons ces observations avec la thermodynamique de la formation de ces saumures et à nos connaissances actuelles sur les organismes terrestres, est-il possible pour des organismes de survivre sur ces saumures martiennes ?, s’interrogeait Vincent Chevrier (université de l’Arkansas), qui avait cosigné cette étude. Ma réponse est non. » Son appréciation est aujourd’hui plus nuancée: s’il salue les observations de ses collègues, qui « fournissent un lien direct entre le modèles théoriques et les observations géomorphologiques », il invite aussi à aborder la question de la vie sur Mars « avec de grosses pincettes », tant l’environnement sur cette planète, en termes de température et d’humidité, reste inhospitalier.

« L’activité de l’eau dans les solutions de perchlorate pourrait être trop faible pour servir de support à la vie telle que nous la connaissons sur Terre »

La nouvelle étude de Nature Geoscience ne dit pas autre chose : « L’activité de l’eau dans les solutions de perchlorate pourrait être trop faible pour servir de support à la vie telle que nous la connaissons sur Terre », rappelle-t-elle, même si elle mentionne une sorte d’analogue sur Terre, dans le désert de l’Atacama, où des bactéries extrêmophiles parviennent à survivre. Mais elles n’y sont pas soumises à des conditions aussi hostiles et intermittentes que celles rencontrées sur Mars.

L’étude détaille la façon dont une nouvelle méthode d’analyse des données recueillies par le spectromètre de MRO a permis de déterminer la composition des coulées intermittentes. « Ce que le spectromètre a analysé, ce ne sont pas les coulées liquides elles-mêmes, précise Marion Massé, du laboratoire Planétologie et géodynamique (université de Nantes-CNRS), cosignataire de l’article, mais la signature des sels une fois l’eau évaporée. »

Le mécanisme imaginé, dit de « déliquescence », est le suivant : les chlorates et perchlorates présents dans le sol agiraient comme les sels utilisés sur les routes pour prévenir le verglas, ou ceux employés pour lutter contre la condensation dans certaines pièces humides. Ils absorberaient la rosée du soir et du matin, en quantité suffisante pour alourdir le sol et entraîner son écoulement lent sur des pentes dépassant 30°. Il ne faut donc pas imaginer des ruisseaux de printemps dévalant les pentes martiennes, mais plutôt une imprégnation des premiers centimètres d’un sol spongieux. « Nous allons tenter de reproduire ce phénomène en laboratoire », précise Marion Massé, qui insiste sur la nécessité de vérifier que la faible teneur en eau de l’atmosphère martienne ne contredit pas cette théorie. Et de procéder avec prudence, les perchlorates ayant une fâcheuse tendance à exploser…

D’autres explications sont avancées, comme la présence de réservoirs de glace d’eau souterraine qui deviendrait liquide au contact des sels quand la température s’élève. Mais il faudrait expliquer comment ils se rechargent, qui plus est au sommet des pentes, alors qu’on imagine plus volontiers l’eau au fond des vallées.

Contrairement à ce que laissait supposer la NASA, le mystère n’est donc pas entièrement résolu. Ces résultats portent sur quatre sites, dont les signataires de l’étude estiment qu’il serait « justifié » de les explorer pour valider cette hypothèse. Nul doute que l’agence américaine, toujours en quête de crédits pour ses missions d’exploration, veillera à relayer cette demande. Même si elle risque de se heurter aux précautions en usage en matière de protection de Mars : la communauté scientifique souhaite en effet éviter une contamination accidentelle de la Planète rouge par des microbes terrestres. Dans la mesure où il est délicat et coûteux de stériliser entièrement les engins spatiaux, ceux-ci sont en principe interdits d’approche des terrains les plus susceptibles d’accueillir la vie. Il pourrait ensuite être impossible de déterminer si la matière organique détectée ne proviendrait pas tout bêtement de la Terre.

Ces précautions voleront de toute façon en éclats le jour où une mission humaine se posera sur Mars : impossible de désinfecter totalement Homo sapiens, qui ne pourrait survivre sans les milliards de microbes avec lesquels il vit en symbiose, et qu’il excrète en permanence.

Mais en attendant cette colonisation, qui n’est pas prévue avant les années 2030, plusieurs robots doivent arpenter Mars. Curiosity lui-même pourrait tenter de se rapprocher, à distance raisonnable, d’une coulée sur les flancs du cratère Gale, a indiqué James Green, directeur des sciences planétaires à la NASA, en marge de la conférence de presse, rapporte le New York Times. Il lui faudrait deux ans pour aller y voir.

Mars : que change la découverte d’eau liquide salée ?

L’astrophysicien Francis Rocard, grand connaisseur de Mars s’il en est, décrypte la découverte annoncée lundi par l’agence spatiale américaine. Interview.

Francis Rocard : En 2011, des écoulements sombres, corrélés à un effet saisonnier, avaient été repérés sur les pentes de Mars. Déjà, l’idée avait germé dans l’esprit de tout le monde que cela pouvait être lié à un phénomène d’eau liquide. Mais encore fallait-il le démontrer ! On avait alors dit, à l’époque, que si l’on trouvait des sels, ce serait une preuve. Or, avec l’instrument Crism (Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars) de la sonde MRO (Mars Reconnaissance Orbiter), les auteurs de l’étude dévoilée lundi ont identifié des sels de perchlorate hydratés, c’est-à-dire gorgés d’eau. D’où la conclusion tirée maintenant qui est que, oui, on a bien un phénomène qui se déroule en présence d’eau liquide. D’abord parce qu’il y a une corrélation avec la saison : cela se passe quand il fait chaud et pas quand il fait froid. Et, deuxièmement, parce que l’on a affaire à des sels qui s’écoulent, ce qui est cohérent avec un passage en phase liquide, sachant que ces sels ne gèlent pas jusqu’à une température de – 23 °C. Néanmoins, ce n’est pas une preuve directe de la présence d’eau liquide, ce n’est qu’une preuve indirecte…

Pour autant, peut-on considérer qu ‘il s ‘agit d ‘une preuve définitive ?

Oui, c’est une preuve quasi définitive, le seul petit bémol étant que nous n’avons pas observé formellement l’eau en phase liquide. On a, pour résumer, observé des sels hydratés dans un contexte thermique cohérent avec le fait qu’il passe en phase liquide.

D ‘où cette eau peut-elle venir  ?

Il n’y a pas encore vraiment de réponse à cette question. Toutefois, on commence à bien maîtriser l’histoire de l’eau sur Mars. On sait qu’il y en a, sous forme gelée, un peu partout, même si les concentrations dans le sol ne sont pas forcément bien connues. Penser qu’on a une accumulation de glace sur le sol qui se met à passer en phase liquide quand il fait bien chaud est un schéma qui tient la route. En d’autres termes, ce n’est pas de l’eau liquide qui sort du sous-sol, puisque cela se déclenche uniformément partout dans une zone et que ce n’est donc pas localisé au niveau d’une résurgence d’eau liquide.

Les auteurs de l ‘étude évoquent une absorption de l ‘humidité présente dans l‘atmosphère de Mars, si ténue soit-elle. Qu ‘en pensez-vous ?

C’est également une possibilité… C’est vrai qu’il y a un tout petit peu d’eau en phase gazeuse dans l’atmosphère de Mars, mais vraiment très peu.

Quelles sont les implications réelles de cette découverte pour la recherche de la vie sur Mars ?

Ce n’est pas une question facile. Je pense qu’il va falloir maintenant « digérer » cette nouvelle. Bien sûr, l’eau liquide est une condition nécessaire à l’apparition, à l’émergence et à la préservation de la vie. C’est une certitude. Néanmoins, nous parlons ici de phénomènes liquides qui sont extrêmement épisodiques, saisonniers, et finalement assez rares. Il faut donc être assez prudent. Par ailleurs, nous parlons de perchlorates hydratés, des sels qui ne sont pas extrêmement sympathiques pour le vivant, même si certains chimistes ont déjà imaginé des bactéries pouvant vivre dans de fortes concentrations de perchlorates. Mais, quoi qu’il en soit, pour un tas de raisons (radiation, froid, acidité du sol, etc.), l’environnement sur Mars aujourd’hui est hostile. Et donc, si une vie existe, il ne peut s’agir que de bactéries sacrément résistantes…

Finalement, pour vous, s ‘agit-il d ‘une découverte fondamentale ?

Je m’interroge sur son importance. Au sens où on va voir si cette découverte va influencer la stratégie d’exploration de Mars. Va-t-il y avoir un consensus dans la communauté scientifique pour dire que, oui, c’est très important. En 1976, le programme d’exploration Viking a cherché une vie actuelle sur Mars et n’a pas donné de résultats. Après quoi on a tout basculé vers la recherche d’une vie ancienne datant de 3,5 à 4 milliards d’années. Maintenant, que va-t-on décider de faire ? Changer de stratégie ? Mener les deux en parallèle ? C’est quelque chose que nous allons observer de près…

Le but de cet énorme dispositif est de créer des maisons à moindre coût en boue ou en argile, pour les zones sinistrées ou particulièrement pauvres.

Durant la nuit du dimanche 27 au lundi 28 septembre, la Pleine Lune a traversé l’ombre de la Terre et c’était l’occasion d’admirer une superbe éclipse totale.

En bref : l’éclipse totale de lune s’est déroulé, ce dimanche 27 septembre 2015 entre 21h et 23h30 min, heure de Montréal ; la Pleine Lune a circulé au-dessus de l’horizon sud à ouest lors du phénomène ; on peut observer une éclipse totale de Lune sans crainte à l’œil nu et c’est encore plus beau avec des jumelles ou un télescope.

Pour les anglo-saxons, et les fans de Neil Young, c’est la Pleine Lune des récoltes – Harvest Moon–, c’est-à-dire celle qui se produit au plus près de l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère Nord. Elle a deux particularités cette année : elle arrive alors que notre satellite circule au plus près de la Terre et elle nous offre le magnifique spectacle naturel et gratuit d’une éclipse totale.

Cette image montre la carte du monde avec deux régions: la région ombragée où vous ne pouvez pas voir l’éclipse lunaire, et la région vierge, où il peut être vu. Les détails de l’image du type d’éclipse, l’ampleur de la pénombre et ombre, série Saros à qui appartient cette éclipse, entre autres données. La date et l’heure affichées dans cette image sont la date et l’heure internationale, par conséquent, ils peuvent ne pas s’appliquer à votre pays. Toutefois, afin de connaître la date et l’heure exacte de l’éclipse lunaire totale dans votre pays, vous pouvez consulter le le tableau ci-dessous.Norman Hurens

 

 

 

 

 

 

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Les humains ne sont pas assez intelligents pour lire les messages extraterrestres, pour peu qu’ils existeraient. Voici la conclusion du Dr Nathalie Cabrol de l’Institut SETI(Search for Extra-Terrestrial Intelligence), un programme américain de recherche d’une intelligence extraterrestre.

S’exprimant pour le Daily Mail anglais, Nathalie Cabrol argumente: « Imaginons une civilisation qui aurait seulement 1000 ans de plus que la nôtre; qui peut savoir quel type de communication et la technologie qu’elle emploierait pour parler avec nous ».

« Nous ne faisons ici que gratter la surface. Nous cherchons des choses dans l’univers depuis notre propre point de vue, explique-t-elle. Nous avons tendance à poser des questions dans la façon dont nous le faisons nous-mêmes. Mais quel genre de processus de pensée une civilisation extraterrestre peut avoir, nous ne le savons pas vraiment ».

Selon le Dr Cabrol, « nous devons compter en ce moment un peu sur notre imagination pour comprendre ce que les extraterrestres sont en train de faire, et ne pas avoir peur de développer de nouvelles méthodes de recherches en conséquence ».

Ce qui est sûr, c’est que la recherche sur la vie extraterrestre a le vent en poupe. Cet été, un milliardaire russe, supporté par Stephen Hawking, a lancé un programme à 100 millions d’euros pour détecter des signaux provenant d’une civilisation extraterrestre…

Les oscillations de la lune de Saturne, Encelade, confirment la présence d’un vaste océan sous sa surface

Les scientifiques ont longtemps soupçonné qu’Encelade, une des petites lunes de Saturne, pourrait abriter un océan de subsurface/ subglaciaire (sous une épaisse couche de glace). Mais les nouvelles données de la sonde Cassini de la NASA dressent un portrait plus intéressant, celui d’un océan qui couvre l’ensemble de la lune.

Les chercheurs ont remarqué une légère oscillation dans l’orbite d’Encelade autour de Saturne et il n’y a pour cela qu’une seule véritable explication : la croûte de glace sur la surface et le noyau rocheux ne sont pas gelés ensemble. En d’autres termes, il doit y avoir une masse de liquide séparant le noyau et la croûte sous la forme d’un immense océan.

Pour calculer l’oscillation en orbite, les chercheurs ont examiné sept ans d’images, cartographiant les positions de particularités comme les cratères, afin de les utiliser pour construire une image de l’orbite de la lune.

Selon Matthew Tiscareno, un scientifique de la mission Cassini à l’Institut SETI :

Si la surface et le noyau étaient reliés de manière rigide, le noyau engendrerait tant de poids morts que l’oscillation serait beaucoup plus petite que ce que nous l’observons actuellement.

La découverte d’un océan sous la surface d’Encelade est évidemment un gros problème – le noyau d’Encelade contient notamment des silicates, du phosphore et du soufre qui sont primordiaux pour la vie. Rajoutez à cela un océan liquide et cela en fait le parfait endroit pour rechercher du vivant.

Sur le site de la NASA : Cassini Finds Global Ocean in Saturn’s Moon Enceladus.

 

ESPACE – De nouveaux clichés plus détaillés de Pluton transmis par la sonde spatiale New Horizons révèlent une diversité et une complexité de reliefs déroutantes, sans pareils dans le système solaire.

De nouveaux clichés étonnants. La sonde spatiale New Horizons a capté, ces derniers jours, de nouvelles images de Pluton. Ces visuels révèlent une diversité et une complexité de reliefs déroutantes, sans pareils dans le système solaire, selon les scientifiques de la Nasa.

« Pluton nous montre une diversité de reliefs et une complexité de formations géologiques jamais observées dans l’exploration du système solaire », a résumé le principal scientifique de la mission, Alan Stern, du Southwest Research Institute (SwRI). Géologiquement, « la surface de Pluton est aussi complexe que celle de Mars », a de son côté estimé le géologue Jeff Moore, un des membres de la mission.

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Dunes et blocs de glace

Les dernières images montrent en effet une diversité de reliefs unique : ce qui semblent être des dunes, des coulées de glace d’azote descendant de régions montagneuses vers des plaines et même un réseau de vallées peut-être creusées par des matériaux coulant à la surface de Pluton.

Ces clichés, qui ont plus que doublé la superficie visible de Pluton avec jusqu’à 400 mètres de précision, révèlent également de vastes zones montagneuses au relief chaotique qui rappellent certains terrains torturés sur Europe, une des lunes glacées de Jupiter. Il pourrait s’agir de gigantesques blocs de glace d’eau flottant dans un vaste dépôt plus dense d’azote gelé qui se trouve dans une plaine appelée le « Sputnik Planum”.

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L’hypothèse d’un océan liquide se précise

Ces nouvelles images révèlent également que les vapeurs atmosphériques autour de Pluton, qui s’élèvent jusqu’à 130 kilomètres d’altitude, sont formées de beaucoup plus de couches que ne le pensaient les scientifiques. Cette brume entourant la planète créé une lueur qui en illumine faiblement la surface à l’approche du coucher du soleil, ce qui rend visible le sol de Pluton par les caméras à bord de New Horizons.

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Toutes les observations faites sur Pluton tendent à indiquer que cette planète a un noyau dense entouré d’une épaisse couche de glace, ce qui accroît la possibilité de l’existence d’un océan liquide sous cette glace, avait indiqué en juillet Bill McKinnon.

De son temps, le Big Bang était encore à la mode. Normal, elle est presque aussi vieille que l’Univers lui-même. Il s’agit même de la galaxie la plus âgée et la plus éloignée à avoir été observée à ce jour. Et le mieux, c’est qu’elle ne devrait pas exister selon les modèles cosmologiques actuels.

EGS8p7 a surpris les astronomes de l’Institut de technologie de Californie (Caltech) qui ont déterminé son grand âge à cause de son activité. En effet, les scientifiques ont remarqué qu’elle chauffait du gaz d’hydrogène comme une jeune galaxie le ferait. Un comble pour la plus vieille de l’Univers!

UNE GALAXIE UNIQUE EN SON GENRE

Il y a 13,8 milliards d’années, notre Univers naissait à la suite du Big Bang. Et seulement 500 millions d’années plus tard, EGS8p7 s’est formée. Donc les étoiles qui composent EGS8p7 ont commencé à être actives il y a 13,2 milliards d’années. Néanmoins, les astronomes ont remarqué qu’elles se comportaient encore comme de jeunes astres.

En général, lors de leur formation, les étoiles émettent d’importants rayonnements ultraviolets qui chauffent l’hydrogène environnant. Le gaz émet produit alors lui-même une signature spectrale connue appelée raie Lyman-alpha. Les astronomes utilisent normalement cette signature quand ils sont à la recherche de nouvelles étoiles en formation.

«La galaxie que nous avons observée, EGS8p7, qui est exceptionnellement lumineuse, pourrait être alimentée par une population d’étoiles inhabituellement chaudes, et elle pourrait avoir des propriétés spéciales qui lui ont permis de créer une grosse bulle d’hydrogène ionisé beaucoup plus tôt que ce qui est possible pour les galaxies plus typiques de cette époque», a expliqué dans un communiqué Sirio Belli, un chercheur de Caltech.

LA VIEILLE, MAIS AUSSI LA PLUS ÉLOIGNÉE

Pour réaliser cette découverte, les astronomes se sont appuyés sur des observations des télescopes spatiaux Spitzer et Hubble. Identifiée comme une candidate prometteuse, EGS8p7 a alors subi une batterie d’analyses spectrographiques pour déterminer son «décalage vers le rouge», un outil astronomique permettant de calculer à quelle distance se trouve un objet lumineux.

C’est un résultat de l’effet Doppler, un phénomène dont on fait l’expérience lors du passage d’une sirène par exemple. Le bruit de la sirène change quand la distance par rapport à celui qui l’entend change: il est plus aigu en s’approchant et devient plus grave en s’éloignant. De la même façon, plus une galaxie est lointaine, plus la lumière qu’elle émet est étirée et déplacée vers l’extrémité du spectre lumineux. Elle apparaît de plus en plus rouge.

Le décalage vers le rouge de ESG8p7 a donc permis d’évaluer sa distance relative par rapport à la Terre. Avec un décalage de 8.68, elle détrône la précédente galaxie la plus éloignée et la plus âgée observée, qui n’avait un décalage «que» de 7.73.

La planète a perdu 129 millions d’hectares de forêts en 25 ans, soit l’équivalent de la superficie de l’Afrique du Sud, mais le rythme de la déforestation a fortement ralenti, une évolution « très encourageante », a déclaré l’ONU lundi.

« Même si à l’échelle mondiale l’étendue des forêts continue de diminuer alors que la croissance démographique et l’intensification de la demande en nourriture et en terres se poursuivent, le taux de perte nette de forêts a chuté de plus de 50% » entre 1990 et 2015, révèle un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Norman Hurens
Ce document intitulé « Comment les forêts de la planète changent-elles ? » a été publié à l’ouverture de la 14e édition du Congrès forestier mondial, qui se tient jusqu’à vendredi dans la ville portuaire de Durban (nord-est de l’Afrique du Sud).

Ce document intitulé « Comment les forêts de la planète changent-elles ? » a été publié à l’ouverture de la 14e édition du Congrès forestier mondial, qui se tient jusqu’à vendredi dans la ville portuaire de Durban (nord-est de l’Afrique du Sud).

En dépit du constat encourageant de l’ONU, la superficie forestière a diminué de 3,1% en 25 ans, chutant de 4,128 milliards d’hectares en 1990 à 3,999 milliards en 2015. Un total de 129 millions d’hectares de forêt, soit la superficie de l’Afrique du Sud, ont été rayés de la surface de la Terre en un quart de siècle, constate la FAO.

Cependant, le rythme du changement a ralenti de plus de 50% entre 1990 et 2015, se réjouit l’organisation: le taux annuel de perte nette de forêts – qui prend en compte les plantations de nouvelles forêts – est passé de 0,18% dans les années 90 à 0,08% au cours des cinq dernières années.

Norman Hurens  Norman Hurens
Les principales pertes se sont produites dans les Tropiques, particulièrement en Amérique du Sud et en Afrique, bien que le taux dans ces régions ait substantiellement baissé depuis cinq ans.

Les principales pertes se sont produites dans les Tropiques, particulièrement en Amérique du Sud et en Afrique, bien que le taux dans ces régions ait substantiellement baissé depuis cinq ans.

Il s’agit d' »une tendance très encourageante au chapitre du ralentissement du rythme de la déforestation et des émissions de carbone provenant des forêts, ainsi qu’au chapitre de l’augmentation des capacités en matière de gestion durable des forêts », estime le directeur général de la FAO, Jose Graziano da Silva.

« L’évolution observée est positive, avec de nombreux progrès impressionnants dans toutes les régions du globe », y compris dans les forêts tropicales clés d’Amérique du Sud et d’Afrique, ajoute-t-il. « Cependant, cette tendance positive doit être consolidée », met-il en garde.

Norman Hurens  Norman Hurens  Norman Hurens
Les forêts sont un élément clé des négociations de l’ONU qui doivent reprendre en octobre à Bonn (Allemagne), en vue d’un éventuel accord lors de la conférence sur le climat de Paris en décembre.

– Augmentation des forêts plantées –

Les forêts sont un élément clé des négociations de l’ONU qui doivent reprendre en octobre à Bonn (Allemagne), en vue d’un éventuel accord lors de la conférence sur le climat de Paris en décembre.

En plus d’offrir de l’oxygène, du combustible et des matériaux de construction, les arbres emmagasinent d’importantes quantités de carbone qui, si elles sont libérées, contribuent au réchauffement global.

La superficie des forêts naturelles va probablement continuer à diminuer, en particulier dans les Tropiques, essentiellement à cause du défrichement agricole, prévoit également la FAO.

Toutefois, « en raison de la demande croissante pour les produits forestiers et les services environnementaux, la superficie des forêts plantées devrait continuer à augmenter dans les années à venir ».

Depuis 1990, la superficie de forêts plantées a cru de plus de 110 millions d’hectares, représentant désormais 7% de la superficie forestière mondiale.

Le rapport note également que la croissance démographique mondiale réduit la superficie forestière par habitant. Mais, ajoute la FAO, il s’agit d’une « tendance qui perdure depuis des millénaires ».

La nature relativement optimiste du rapport soulève la question de savoir si les organisations de protection de l’environnement n’ont pas été trop alarmistes.

Selon le responsable du document de la FAO, Kenneth MacDicken, elles ont au contraire contribué aux progrès enregistrés.

« Les mesures prises ont permis de réduire le taux de perte de forêt et, dans certains pays, elles se sont traduites par une augmentation de la superficie des forêts », a déclaré M. MacDicken depuis Rome, siège de la FAO.

Sécheresse et fonte des glaciers, le dérèglement climatique se fait sentir partout sur la planète. Le dérèglement climatique est visible partout sur la planète.

Le journaliste Nicolas Chateauneuf fait le point.

« Depuis 1980, le réchauffement climatique est bien là. Les 10 années les plus chaudes jamais enregistrées se situent toutes dans les années 2000. 2015 est d’ailleurs bien partie pour battre le record de chaleur de 2014. Nous avons gagné un degré par rapport à la moyenne du XXe siècle. Et contrairement à ce que l’on entend souvent, il n’y a pas eu de pause dans le réchauffement de la planète ces 15 dernières années », explique le journaliste.

Responsabilité de l’homme

Le réchauffement climatique n’est pas une nouveauté, mais cette fois-ci son caractère est très particulier. « Il est très rapide, 1 000 fois plus rapide que les cycles naturels, ce qui pointe du doigt la responsabilité de l’homme. Cette responsabilité remonte à la révolution industrielle. Les usines, les avions, les voitures… tout cela s’est développé grâce à l’énergie bon marché, c’est à dire grâce au pétrole et au charbon. Ces énergies émettent beaucoup de gaz à effet de serre dont le fameux dioxyde de carbone, le CO2 ou encore le méthane. Depuis la fin du XIXe siècle, leur concentration dans l’air a explosé », souligne aussi le journaliste.

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Source: http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/le-dereglement-climatique-un-phenomene-inevitable_1065727.html

RHUME. Les personnes en manque de sommeil auraient quatre fois plus de risques d’attraper un rhume que celles bénéficiant de nuits de repos assez longues, selon une étude publiée lundi 31 août 2015 dans la revue américaine Sleep. C’est ce qui ressort d’un essai mené sur 164 personnes acceptant d’être exposées à des virus du rhume, et dont les habitudes de sommeil ont été enregistrées. Les volontaires ont fait l’objet d’une visite médicale préalable et ont répondu à des questionnaires pour que les chercheurs puissent mieux prendre en compte certains facteurs comme leur stress, leur caractère ou la consommation d’alcool et de cigarettes. Leurs habitudes de sommeil ont été mesurées durant la semaine avant le début de l’étude, pour laquelle ils devaient rester cloitrés dans une chambre d’hôtel à Pittsburgh, dans l’est des Etats-Unis. Là, les scientifiques leur ont administré le virus du rhume par le biais de gouttes nasales et, durant une semaine, ils ont prélevé quotidiennement  des échantillons pour voir si le virus se développait.

Le manque de sommeil, facteur le plus important

Les résultats ont montré que ceux ayant dormi moins de six heures par nuit durant la semaine précédente avaient 4,2 fois plus de risques d’attraper un rhume que ceux ayant bénéficié de nuits de sommeil de plus de sept heures. Les volontaires ayant dormi moins de cinq heures par nuit ont même 4,5 fois plus de risques de tomber malades. « Le manque de sommeil a été le facteur de différence le plus important », a expliqué Aric Prather, de l’université de Californie à San Francisco, auteur principal de l’étude. « Peu importe quel âge avaient les personnes, leur niveau de stress, leur éducation ou leurs revenus. Peu importe qu’ils étaient fumeurs ou non. Avec tous ces paramètres pris en compte, la quantité de sommeil était le facteur le plus important », a-t-il ajouté.

Le rhume est affection respiratoire bénigne due à un virus qui provoque une inflammation des voies aériennes supérieures. Les symptômes les plus désagréables et les plus fréquents d’un rhume d’origine virale sont le nez qui coule et qui se bouche, les éternuements ainsi qu’une perte du goût et de l’odorat.

De précédentes études avaient déjà mis en lumière des liens entre le manque de sommeil et des maladies chroniques, des morts prématurées, des risques accrus de maladie ou d’accidents de la route. Toutefois, notons que l’ampleur de l’étude réalisée à l’université de San Francisco est assez faible (uniquement 164 personnes inclues dans l’essai). Même si l’impact négatif d’un manque de sommeil sur le système immunitaire a déjà été abondamment documenté.

Source:http://www.sciencesetavenir.fr/sante/sommeil/20150901.OBS5051/bien-dormir-pourrait-vous-eviter-le-rhume.html