Une planète de type géante gazeuse a été expulsée de notre système solaire il y a 4 milliards d’années, et des astrophysiciens canadiens pensent que sa rencontre avec Jupiter pourrait en être la cause.

L’existence d’une cinquième planète gazeuse au moment de la formation du système solaire, en plus de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune que nous connaissons aujourd’hui, a été évoquée pour la première fois en 2011.

Mais si une telle planète a bel et bien existé, comment a-t-elle été éjectée?

Jusqu’à maintenant, les scientifiques évoquaient sa rencontre avec Saturne ou Jupiter, mais les récents travaux de Ryan Cloutier et ses collègues de l’Université de Toronto tendent à incriminer Jupiter.

En théorie, l’éjection d’une planète peut survenir à la suite d’une rencontre entre deux objets célestes lors de laquelle l’un d’eux accélère si rapidement qu’il se libère de l’attraction gravitationnelle du Soleil.

Toutefois, le résultat de certaines études qui suggèrent qu’une planète puisse en éjecter une autre ne prenait pas en compte l’effet d’une telle rencontre sur les plus petits objets dans leurs orbites, comme les lunes.

L’équipe ontarienne s’est donc penchée sur le rôle des lunes et de leurs orbites. Elle a, pour ce faire, réalisé des simulations basées sur les trajectoires de Callisto et Japet, des lunes qui tournent autour de Jupiter et Saturne.

Elle a ensuite mesuré la probabilité de chacune des lunes à produire son orbite actuelle dans le cas où sa planète hôte était responsable de l’éjecter d’une planète hypothétique. L’objectif était de détecter des perturbations importantes aux orbites d’origine des lunes provoquées par un tel événement.

« En fin de compte, nous avons constaté que Jupiter est capable d’éjecter une cinquième planète géante tout en conservant une lune avec l’orbite de Callisto. D’autre part, il aurait été très difficile pour Saturne de le faire parce que Japet aurait été trop instable. L’orbite résultante aurait été difficile à concilier avec sa trajectoire actuelle. »— Ryan Cloutier

De mystérieuses formes géométriques observées au Kazakhstan

Des photos prises par les satellites de la NASA ont révélé d’immenses figures géométriques tracées au sol dans la région de Turqai, au nord du Kazakhstan. Les plus anciennes de ces formes pourraient avoir plus de 8000 ans.

Nous ne connaissons pas encore les moindres recoins de notre planète, loin s’en faut. D’incroyables formes géométriques appelées géoglyphes car tracées dans la terre et formant monticules, remparts et tranchées, ont été découvertes au nord du Kazakhstan.

Ce sont des lignes, des croix, des carrés ou des cercles spectaculaires de taille conséquente, de 90 à 400 mètres, soit plusieurs terrains de football, pour certains d’entre eux.

Aucune explication quant à leur signification

Les scientifiques étudient actuellement ces formes dont l’étude est rendue possible grâce aux photos prises par des satellites de la NASA, il y a deux semaines. Il se pourrait que leur conception date de 7000 à 5000 avant Jésus-Christ et soit le fait de tribus installées dans cette zone il y a fort longtemps de cela.

Aucune explication quant à leur signification n’a pu être fournie jusqu’alors, mais d’autres clichés devraient arriver prochainement. La NASA a en effet mis sur sa liste de tâches importantes la photographie de la totalité de ces tâches par la station spatiale internationale.

L’un des plus grands mystères de notre système solaire vient d’être résolu. Les vents solaires ont fort probablement provoqué la disparition d’une grande partie de l’atmosphère de Mars dans la jeunesse de la planète rouge, montrent les analyses réalisées à l’aide des données recueillies par la sonde MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile Evolution mission) lancée en 2013.

Norman Hurens
Vent solaire

Ces analyses de la haute atmosphère martienne montrent notamment un taux d’échappement dans l’espace des flux de particules ionisées nettement accéléré (dix fois plus rapide que la normale) pendant une éruption solaire. Selon les chercheurs, cela donne une indication du mécanisme par lequel Mars a perdu une grande partie de son atmosphère et est devenu le grand désert aride d’aujourd’hui.

Ils estiment en effet que ces vents solaires devaient se produire plus fréquemment lors de la formation du système solaire. Ainsi, les taux d’échappement dans l’espace des particules formant l’atmosphère de Mars étaient largement liés à cette activité du Soleil.

Sans bouclier

L’une des principales raisons de la quasi-disparition de l’atmosphère de la planète voisine de la Terre réside dans la faiblesse de son bouclier magnétique, affirment les experts. Par exemple, celui de la Terre, qui est beaucoup plus important, agit un peu comme le protecteur de son atmosphère.

D’autres analyses indiquent par ailleurs une plus grande densité d’oxygène atmosphérique que ce qui était estimé à ce jour.

La NASA avait déjà annoncé en septembre avoir établi la présence d’eau liquide salée à sa surface lors des mois les plus chauds.

 

Source: Radio-Canada

Pour la première fois, une expérience prouve la possibilité de manipuler des objets grâce au son.

LÉVITATION. C’est un petit exploit qui ne manquera pas d’évoquer, pour les fans du genre, les multiples livres et films de science-fiction (rayon tracteur de Star Trek) où la technologie du rayon tracteur est d’usage courant. Car c’est effectivement de cela qu’il s’agit : des chercheurs des universités de Bristol et du Sussex ont réussi à mettre au point un véritable rayon tracteur constitué d’ondes ultrasoniques capable de faire léviter des objets, de les déplacer ou au contraire de les maintenir dans une position choisie, comme à l’intérieur d’une cage.

Aller chercher des calculs à l’intérieur du corps

Les équipes à l’origine de cette dernière invention fricotent avec les ultrasons depuis de nombreuses années. Ils ont d’ailleurs présenté en 2014 une technique permettant de ressentir physiquement la forme d’hologrammes 3D invisibles, générés grâce à ces ultrasons. Aujourd’hui, dans la revue Nature Communications, ils décrivent un moyen de manipuler des objets de moins d’un millimètre grâce à ces mêmes hologrammes sonores. « Nous savons que les ondes sonores peuvent avoir un effet physique mais ici nous avons réussi à contrôler le son à un degré jamais atteint précédemment » se réjouit Bruce Drinkwater, de l’université de Bristol et spécialiste en génie mécanique. Pour y parvenir, les scientifiques ont utilisé un réseau de 64 minis haut-parleurs qui produisent des ondes ultrasonores à haute intensité. En contrôlant très précisément la sortie de chaque enceinte, il est possible de littéralement entourer un objet avec ces ondes sonores qui forment alors autour de lui un champ de force, induit par la pression de la radiation acoustique.

APPLICATIONS. Encore plus fort, trois différentes formes de champs de force peuvent être obtenues, chacune permettant de créer un rayon tracteur avec sa spécificité propre. La première forme ressemble en gros à une pince qui peut-être utilisée pour diverses manipulations, la deuxième à un vortex sur lequel les objets lévitent et la troisième est une sorte de cage qui maintient son contenu stable dans toutes les directions et pourrait servir de contenant. De nombreuses applications sont envisagées pour cette nouvelle technologie. Les plus futuristes sont, bien-sûr, des rayons tracteurs beaucoup plus puissants autorisant le maniement d’objets de grande taille… dont des vaisseaux spatiaux ! Mais cela nécessitera des milliers de haut-parleurs et une puissance décuplée : plutôt pour après-demain que pour demain donc. D’autres débouchés sont envisageables dans un délai plus court : par exemple une ligne de production sonore pourrait être utilisée pour transporter et assembler des objets délicats sans le moindre contact physique.