La momie de Néfertiti est-elle cachée dans le tombeau de Toutankhamon ?

Lorsque l’archéologue britannique Howard Carter découvrit en 1922 la tombe du pharaon Toutankhamon, celle-ci, pourtant mineure, recelait plus de 5.000 objets intacts qui ont émerveillé le monde. Ce tombeau contiendrait également une chambre secrète où dort peut-être la momie de la reine Néfertiti.

Néfertiti

Norman Hurens
Néfertiti, dont le nom signifie « la belle est venue »

Néfertiti, dont le nom signifie « la belle est venue » ou « la parfaite est arrivée », était la grande épouse royale du pharaon Akhénaton. Elle est célèbre notamment à cause de son buste conservé au Neues Museum à Berlin. Sa momie pourrait être cachée dans le tombeau de Toutânkhamon.

L’hypothèse est séduisante: dans la chambre où reposait le jeune pharaon Toutankhamon, deux murs dissimuleraient des portes. Et c’est derrière elles que se trouverait la royale momie de Néfertiti, la femme la plus recherchée du monde!

La théorie ne provient pas d’un hurluberlu, comme on pourrait le penser, mais du réputé égyptologue Carl Nicholas Reeves, spécialiste de la XVIIIe dynastie.

Les précieux tombeaux de la Vallée des rois piquent la curiosité des archéologues depuis toujours, mais les autorités égyptiennes y autorisent rarement les fouilles. Le projet de ce chercheur britannique attaché à l’université d’Arizona a cependant suscité leur intérêt. Et, à la fin de septembre dernier, Carl Nicholas Reeves a réalisé ses premiers examens dans la tombe de Toutankhamon. À l’issue des analyses, l’égyptologue et ministre égyptien des Antiquités et du Patrimoine, Mamdouh Al-Damaty, a dit avoir bon espoir qu’on trouvera au moins une chambre derrière les murs de la tombe.

L’Égypte compte presque 89 millions d’habitants et leurs conditions de vie, alors que le bassinméditerranéen est en cours d’assèchement du fait du réchauffement climatique, comme le rappelleJean-Marc Jancovici, sont directement impactées par le tourisme. On comprend donc aisément l’importance qu’aurait la découverte de nouvelles salles contenant des trésors archéologiques dans les pyramides mais aussi dans les tombeaux de la vallée des rois.

Justement, la technologie entraîne aujourd’hui la création de nouveaux outils permettant bientôt à l’égyptologie de réaliser un bond en avant. Le projet ScanPyramids a par exemple été lancé dans le but de percer le mystère de la construction des pyramides. Des ingénieurs, scientifiques et archéologues égyptiens, japonais, canadiens et français vont ainsi joindre leurs forces pour explorer, à l’aide de techniques de détection non-invasives et non-destructives – notamment basées sur les rayons infrarouges et les muons des rayons cosmiques –, les monuments deGizeh et d’autres constructions en Égypte.

Les chercheurs entendent percer certains mystères liés à la pyramide de Khéops mais aussi d’autres en rapport avec l’histoire de l’Égypte. Qu’est devenue par exemple la momie de la célèbre Néfertiti (1370 – 1333 avant J. C.), l’épouse royale du non moins célèbre Akhénaton (1350 – 1333 avant J. C.), le père de Toutânkhamon et le premier souverain monothéiste d’Égypte ?

Une hypothèse fascinante, mais qui ne fait pas l’unanimité parmi les égyptologues, fait beaucoup parler d’elle actuellement. Il y a quelques semaines, à la demande de Mamdouh Eldamaty, ministre des antiquités égyptiennes, des mesures de thermographie par infrarouge avaient été effectuées dans la tombe de Toutânkhamon. Des anomalies de température avaient été repérées et ont conduit l’archéologue britannique Nicholas Reeves à réaliser des sondages par radar pour tenter de mettre en évidence des salles inviolées, cachées derrières des murs du tombeau.

Source: http://www.futura-sciences.com

De mystérieuses formes géométriques observées au Kazakhstan

Des photos prises par les satellites de la NASA ont révélé d’immenses figures géométriques tracées au sol dans la région de Turqai, au nord du Kazakhstan. Les plus anciennes de ces formes pourraient avoir plus de 8000 ans.

Nous ne connaissons pas encore les moindres recoins de notre planète, loin s’en faut. D’incroyables formes géométriques appelées géoglyphes car tracées dans la terre et formant monticules, remparts et tranchées, ont été découvertes au nord du Kazakhstan.

Ce sont des lignes, des croix, des carrés ou des cercles spectaculaires de taille conséquente, de 90 à 400 mètres, soit plusieurs terrains de football, pour certains d’entre eux.

Aucune explication quant à leur signification

Les scientifiques étudient actuellement ces formes dont l’étude est rendue possible grâce aux photos prises par des satellites de la NASA, il y a deux semaines. Il se pourrait que leur conception date de 7000 à 5000 avant Jésus-Christ et soit le fait de tribus installées dans cette zone il y a fort longtemps de cela.

Aucune explication quant à leur signification n’a pu être fournie jusqu’alors, mais d’autres clichés devraient arriver prochainement. La NASA a en effet mis sur sa liste de tâches importantes la photographie de la totalité de ces tâches par la station spatiale internationale.

Des chercheurs ont séquencé le plus ancien génome humain d’Afrique, datant de 4500 ans, selon des travaux publiés jeudi qui donnent un nouvel éclairage sur une mystérieuse vague migratoire massive d’Eurasie vers la Corne de l’Afrique survenue il y a 3000 ans.

C’est la première fois qu’un génome ancien provenant du continent africain, berceau de l’humanité et source de toute la diversité génétique humaine, a été récupéré et séquencé, précisent les scientifiques dont l’étude paraît dans la revue américaine Science.

Ce séquençage a également permis de révéler qu’un mouvement migratoire survenu il y a trois millénaires, depuis l’Eurasie occidentale vers l’Afrique, était en fait beaucoup plus important et soudain qu’estimé précédemment puisqu’il a affecté le patrimoine génétique de populations sur l’ensemble de l’Afrique.

Le génome a été récupéré dans le crâne d’un homme enterré face contre terre dans la caverne de Mota, dans les montagnes d’Éthiopie, qui est restée suffisamment froide et sèche pour préserver son ADN pendant plus de 4000 ans.

Avant cela, les séquençages de génomes humains anciens, qui sont rares, se limitaient à des échantillons retrouvés dans le nord de l’Europe et les régions arctiques.

Cette mystérieuse vague de migration d’Eurasie vers l’Afrique, appelée « le reflux eurasien », a surtout eu son origine au Proche-Orient et en Asie Mineure.

Afrique, « melting-pot » millénaire

L’ancien génome découvert, antérieur à cet événement, a permis aux chercheurs de faire des comparaisons génétiques sur plusieurs milliers d’années et de déterminer que ces Eurasiens étaient étroitement liés aux premiers agriculteurs du Néolithique, qui ont apporté l’agriculture en Europe 4000 ans avant.

Ainsi l’ADN des Africains modernes de l’est de l’Afrique contient jusqu’à 25 % de gènes d’ancêtres eurasiens venus avec cette migration. Ailleurs en Afrique, de l’ouest au sud, les populations actuelles ont également hérité de ces gènes, présents dans au moins 5 % de leur ADN.

Vu l’importance de l’héritage génétique, les chercheurs estiment que les migrants d’Eurasie d’il y a 3000 ans représentaient en nombre plus du quart de la population autochtone. Ils se sont ensuite dispersés génétiquement sur tout le continent africain.

« Cet ancien génome nous ouvre une fenêtre sur un lointain passé car une seule personne peut donner une image génétique d’une population entière », relève Andrea Manica, une chercheuse de l’université de Cambridge au Royaume-Uni, principal auteure de cette étude.

« Cette vague migratoire d’Eurasiens occidentaux vers la Corne de l’Afrique a pu représenter jusqu’à 30 % de la population indigène, ce qui est pour moi époustouflant », estime-t-elle, ajoutant : « la question est de savoir pourquoi cette migration a été aussi soudaine ».

La raison demeure un mystère, sans lien apparent avec une cause climatique particulière. Les indices archéologiques montrent toutefois que cette migration coïncide avec l’arrivée des cultures agricoles du Proche-Orient comme le blé et l’orge, laissant penser que les migrants ont aidé à développer de nouvelles formes d’agriculture dans la région, indiquent les chercheurs.

« L’Afrique est un melting-pot car nous savons qu’au cours des 3000 dernières années, il y a eu un bouleversement génétique de la population », commente Gallego Llorente également de l’Université de Cambridge, et l’un des principaux coauteurs de l’étude. « Disposer d’un génome datant d’avant de ces migrations représente un grand pas » dans ce domaine de recherche, juge-t-il.

Les chercheurs ont aussi identifié des adaptations génétiques à la vie en altitude et l’absence de gènes pour la tolérance au lactose. Des traits génétiques partagés par les habitants actuels des hauts plateaux éthiopiens, descendants directs de l’homme de Mota.

«Cet ancien génome nous ouvre une fenêtre sur un lointain passé car une seule personne peut donner une image génétique d’une population entière.»
Andrea Manica
chercheuse de l’université de Cambridge, principal auteure de cette étude

Source: http://www.lapresse.ca/sciences/genetique/201510/08/01-4908188-sequencage-du-plus-ancien-genome-humain-dafrique.php

La chute d’une énorme météorite il y a 66 millions d’années n’a pas causé seule l’extinction massive de la vie sur Terre, dont celle des dinosaures: d’importantes éruptions volcaniques liées à cet impact y ont également participé, ont déterminé des géologues américains.

De nouvelles analyses et mesures de l’activité des volcans dans ce qui est aujourd’hui l’Inde indiquent une très forte augmentation des éruptions sur le plateau du Deccan dans les 50 000 ans qui ont suivi l’impact de l’astéroïde.

Depuis 35 ans, la majorité des paléontologistes attribuent la disparition des dinosaures et de nombreuses autres espèces à la fin du Crétacé à une météorite géante qui a creusé un cratère de 180 km de diamètre, à Chicxulub, dans le Yucatan au Mexique envoyant des nuages de poussière dans l’atmosphère qui ont bouleversé le climat.

Mais des géologues ont aussi avancé la thèse selon laquelle des énormes éruptions volcaniques survenues en Inde, sur les plateaux basaltiques du Deccan avant et après l’impact de l’astéroïde ont été la véritable cause de cette extinction, jugeant les effets du choc de la météorite négligeable dans cet événement.

Ces nouvelles données semblent réconcilier les deux hypothèses en montrant clairement selon ces chercheurs que les coulées de lave basaltiques du Deccan ont vu leur flot doubler dans les 50 000 ans qui ont suivi la chute de l’astéroïde ou d’une comète dans le Yucatan.

L’impact ainsi que l’activité volcanique plus intense auraient recouvert la planète de poussière et d’émanations toxiques qui ont fortement modifié le climat terrestre et provoqué la fin de nombreuses espèces animales et végétales.

«Un demi-million d’années pour récupérer»

«Sur la base de notre datation des laves de Deccan, nous pouvons être assez certains que ce regain d’activité volcanique et l’impact de la météorite se sont produits dans une même période de 50 000 ans», souligne Paul Renne, professeur de géologie et de sciences planétaires à l’Université de Californie à Berkeley, le principal auteur de ces travaux.

«Il est de ce fait difficile de faire une distinction entre ces deux événements dans leur rôle dans l’extinction, car les effets atmosphériques de ces deux phénomènes étaient clairement présents en même temps», explique-t-il.

Selon les géophysiciens, l’impact de la météorite géante a changé la «plomberie» des volcans ce qui a profondément modifié la chimie et la fréquence des éruptions qui ont duré très longtemps, retardant ainsi la réémergence de la vie animale et végétale pendant 500 000 ans comme en témoigne l’absence de fossiles datant de cette période d’un grand nombre d’animaux terrestres et de petites créatures marines.

«La biodiversité dans les océans a mis environ un demi-million d’années pour vraiment récupérer après l’extinction ce qui correspond à la durée de la période pendant laquelle l’activité volcanique s’était intensifiée», conclut le professeur Renne.

«Le scénario que nous suggérons selon lequel l’impact de la météorite a provoqué une plus grande intensité de l’activité volcanique permet de réconcilier ce qui paraissait jusqu’alors être une coïncidence incroyable», pointe pour sa part Mark Richards, professeur de géophysique à l’Université de Californie à Berkeley, un des principaux coauteurs de cette recherche. Il avait été le premier à proposer cette hypothèse.

Le fait que ces deux événements se soient produits quasi simultanément et ne sont pas de toute évidence le fruit du hasard, élimine la thèse d’un séisme de grande ampleur qui se serait produit à proximité des volcans de Deccan et aurait provoqué ce fort regain d’activité volcanique, note le géologue.

Pour étayer leur thèse, ces chercheurs ont récolté en 2014 des échantillons de lave sur le plateau de Deccan, à l’est de Bombay. Ces prélèvements correspondent à des coulées de lave qui se sont produites près du début de l’extinction des dinosaures, plusieurs centaines de milliers d’années avant et près de sa fin, utilisant pour cette radio-datation de haute précision des isotopes de l’argon, un gaz inerte.

Le crâne de cette femme présente une forme allongée très singulière. Sa propriétaire faisait partie du peuple nomade des Sarmates et a été dégagée du site archéologique d’Arkaïm, vieux de 4 000 ans. Cette découverte a beaucoup impressionné les chasseurs d’OVNI qui l’ont prise pour la preuve de l’existence d’extraterrestres sur notre planète. Les photos et vidéos publiées peuvent en effet rappeler les créatures extraterrestres très agressives et dangereuses du film de science-fiction Alien réalisé par Ridley Scott et sorti en 1979.

Toutefois, les archéologues préviennent que cette comparaison n’a pas lieu d’être, puisqu’ils attribuent la forme originale du crâne à la tradition locale de le déformer.

«Son crâne est allongé parce que ce peuple le faisait sciemment, en serrant la tête de leurs enfants avec une corde, dès la naissance. Ce n’est qu’une tradition de cette tribu», a indiqué dans une interview à l’agence d’information TASS, Maria Makurova, responsable du site d’Arkaïm. Les scientifiques ne sont néanmoins pas en mesure d’expliquer la raison d’une telle tradition.

Le site archéologique est deux fois plus âgé que le squelette lui-même, c’est pourquoi il n’a aucune connexion historique avec cet endroit, découvert en 1987 et généralement daté de 1700 ans avant J.-C.

Arkaïm, situé dans la steppe au sud de l’Oural, est souvent comparé au Stonehenge britannique parce qu’il a aussi été utilisé pour observer les étoiles. L’observatoire russe, serait encore plus avancé et disposerait de meilleures conditions pour l’observation des astres.

Le site couvrant environ 20 000 mètres carrés, se compose de deux cercles de logements séparés par une rue. Le site était protégé par deux parois circulaires pour défendre entre 1 500 et 2 500 personnes qui vivaient sur place.

Depuis sa découverte, Arkaïm est devenu un site majeur pour les études de l’âge de bronze, qui attire l’attention du public et des médias en Russie, aussi que d’un grand nombre d’organisations ésotériques et pseudoscientifiques.

De jeunes archéologues bénévoles français ont découvert la semaine dernière à Tautavel, dans le sud-est de la France, une dent d’un individu adulte qui vivait il y a 560 000 ans, ce qui constitue une «découverte majeure», selon les chercheurs sur place.

L’incisive, dont on ne sait si elle appartenait à un homme ou une femme, date de 560 000 ans environ, soit 100 000 ans environ avant le célèbre Homme de Tautavel, âgé de 450 000 ans et retrouvé sur le même site, a expliqué mardi à l’AFP la paléoanthropologue Amélie Viallet.

«C’est une découverte majeure parce qu’on a très peu de fossiles humains à cette période-là en Europe», a-t-elle souligné, hormis la mandibule de Mauer, découverte en 1907 en Allemagne et datée autour de 600 000 ans.

«On avait déjà trouvé l’an dernier, en juin, une dent dans ce même carré qui date de 560 000 ans», rappelle Tony Chevalier, autre paléoanthropologue au Centre de recherches de Tautavel.

Mais cette découverte, qui était alors passée inaperçue, n’enlève rien à la trouvaille de la semaine dernière, et vient au contraire la conforter. «Cela pourrait être les dents d’un même individu adulte», selon la paléoanthropologue Marie-Antoinette de Lumley. «C’est prometteur, on attend la mandibule», espère Christian Perrenoud, le responsable des fouilles.

Le site de Tautavel, un village proche de Perpignan, est l’un des plus importants gisements préhistoriques du monde.

Sur ce site – fouillé depuis 50 ans par des milliers de bénévoles du monde entier -, plus de 140 restes de squelette de «l’homme de Tautavel», un pré-néandertalien vivant il y a 450 000 ans, avaient déjà été découverts.

Jeudi après-midi, la dent humaine a été découverte par deux jeunes bénévoles français, Camille, 16 ans, et Valentin, âgé d’une vingtaine d’années, qui travaillent au pinceau sur un carré de fouilles, a relaté Mme Viallet.

Cette dent et celle découverte l’an dernier sont «des éléments extrêmement importants, car on se rapproche de l’origine de l’espèce», a déclaré à l’AFP Tony Chevalier. Elles vont «contribuer à éclaircir un peu le débat» qui fait actuellement rage sur l’Homo Heidelbergensis, l’ancêtre de l’Homme de Néandertal, explique-t-il.

«L’Homo Heidelbergensis est-il simplement européen ou également africain? C’est un débat très important», ajoute-t-il.

La dent retrouvée la semaine dernière, qui date de 560.000 ans, «rappelle ce qu’on a déjà sur l’espèce et qui date de 450 000 ans». «Donc, on peut dire que cette espèce se prolonge dans le temps. Si on trouve une mandibule entière, on pourra dire s’il y a eu une évolution ou non», explique-t-il.

«À Tautavel, on a une présence humaine qui va probablement jusqu’à 690 000 ans, ce qui dépasse l’origine de l’espèce», l’Homo Heidelbergensis remontant entre 600 et 650 000 ans, selon M. Chevalier.

«Pour être franc, je suis très curieux de savoir ce qu’ils entendent par  »découverte majeure ». Cela mérite une explication», confie pour sa part à l’AFP Matthew Skinner, paléoanthropologue à l’Université du Kent (Grande-Bretagne).

«Si c’est simplement parce qu’il n’y a que très peu de fossiles humains de cette période en Europe, c’est vrai, mais je ne dirais pas que retrouver une seule dent constitue une découverte majeure, malheureusement», ajoute-t-il.