Star Wars: Tatooine existe. Découverte d’une planète géante aux trois soleils

Des chercheurs de l’université de Harvard (Etats-Unis) ont découvert une planète géante qui possède trois étoiles. C’est seulement la quatrième fois que ce phénomène est observé dans l’univers.

Dans l’épisode 1 de la saga Star Wars, réalisée par George Lucas, on peut voir le jeune Anakin Skywalker grandir sur le sol de Tatooine, une planète qui est orbite autour de deux étoiles. Ce phénomène physique existe bel et bien dans notre univers. Une équipe de chercheurs du Centre d’astrophysique de Harvard-Smithsonian (Etats-Unis) a annoncé avoir découvert une gigantesque planète dotée de trois soleils. L’étude, publiée dans la revue scientifique «The Astronomical Journal», révèle que c’est seulement la quatrième fois de l’histoire que la science parvient à trouver une exoplanète aux multiples étoiles. Cela a provoqué une grande excitation de la part de la communauté scientifique.

Trois jours pour boucler l’orbite

Selon phys.org, ces astres se trouvent dans un nouveau système. La planète, surnommée KELT-Ab, est une géante de taille similaire à Jupiter. Il lui faut seulement trois jours pour faire le tour de sa première étoile, KELT-A, qui lui sert de Soleil. Les deux autres étoiles, appelées KELT-B et KELT-C, sont très proches l’une de l’autre, et ensemble, elles voyagent autour de KELT-A et sa planète tous les 4000 ans.

Norman Hurens

Ce système unique offre aux chercheurs l’occasion de comprendre pourquoi KELT-Ab est aussi proche de son orbite. Habituellement, «la théorie suggère qu’ils devraient être plus éloignés, comme c’est le cas avec Jupiter», explique phys.org. Les scientifiques suggèrent que cette observation pourrait avoir un rapport avec le fait que la planète possède plusieurs étoiles.

Une planète de type géante gazeuse a été expulsée de notre système solaire il y a 4 milliards d’années, et des astrophysiciens canadiens pensent que sa rencontre avec Jupiter pourrait en être la cause.

L’existence d’une cinquième planète gazeuse au moment de la formation du système solaire, en plus de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune que nous connaissons aujourd’hui, a été évoquée pour la première fois en 2011.

Mais si une telle planète a bel et bien existé, comment a-t-elle été éjectée?

Jusqu’à maintenant, les scientifiques évoquaient sa rencontre avec Saturne ou Jupiter, mais les récents travaux de Ryan Cloutier et ses collègues de l’Université de Toronto tendent à incriminer Jupiter.

En théorie, l’éjection d’une planète peut survenir à la suite d’une rencontre entre deux objets célestes lors de laquelle l’un d’eux accélère si rapidement qu’il se libère de l’attraction gravitationnelle du Soleil.

Toutefois, le résultat de certaines études qui suggèrent qu’une planète puisse en éjecter une autre ne prenait pas en compte l’effet d’une telle rencontre sur les plus petits objets dans leurs orbites, comme les lunes.

L’équipe ontarienne s’est donc penchée sur le rôle des lunes et de leurs orbites. Elle a, pour ce faire, réalisé des simulations basées sur les trajectoires de Callisto et Japet, des lunes qui tournent autour de Jupiter et Saturne.

Elle a ensuite mesuré la probabilité de chacune des lunes à produire son orbite actuelle dans le cas où sa planète hôte était responsable de l’éjecter d’une planète hypothétique. L’objectif était de détecter des perturbations importantes aux orbites d’origine des lunes provoquées par un tel événement.

« En fin de compte, nous avons constaté que Jupiter est capable d’éjecter une cinquième planète géante tout en conservant une lune avec l’orbite de Callisto. D’autre part, il aurait été très difficile pour Saturne de le faire parce que Japet aurait été trop instable. L’orbite résultante aurait été difficile à concilier avec sa trajectoire actuelle. »— Ryan Cloutier

L’un des plus grands mystères de notre système solaire vient d’être résolu. Les vents solaires ont fort probablement provoqué la disparition d’une grande partie de l’atmosphère de Mars dans la jeunesse de la planète rouge, montrent les analyses réalisées à l’aide des données recueillies par la sonde MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile Evolution mission) lancée en 2013.

Norman Hurens
Vent solaire

Ces analyses de la haute atmosphère martienne montrent notamment un taux d’échappement dans l’espace des flux de particules ionisées nettement accéléré (dix fois plus rapide que la normale) pendant une éruption solaire. Selon les chercheurs, cela donne une indication du mécanisme par lequel Mars a perdu une grande partie de son atmosphère et est devenu le grand désert aride d’aujourd’hui.

Ils estiment en effet que ces vents solaires devaient se produire plus fréquemment lors de la formation du système solaire. Ainsi, les taux d’échappement dans l’espace des particules formant l’atmosphère de Mars étaient largement liés à cette activité du Soleil.

Sans bouclier

L’une des principales raisons de la quasi-disparition de l’atmosphère de la planète voisine de la Terre réside dans la faiblesse de son bouclier magnétique, affirment les experts. Par exemple, celui de la Terre, qui est beaucoup plus important, agit un peu comme le protecteur de son atmosphère.

D’autres analyses indiquent par ailleurs une plus grande densité d’oxygène atmosphérique que ce qui était estimé à ce jour.

La NASA avait déjà annoncé en septembre avoir établi la présence d’eau liquide salée à sa surface lors des mois les plus chauds.

 

Source: Radio-Canada

L’immense disque de poussières qui entoure l’étoile naine rouge AU Microscopii mesure environ 50 milliards de kilomètres. Pour observer le disque, les astronomes masquent l’étoile au foyer de leurs instruments, ici, en haut, le télescope spatial Hubble, en bas, le Very Large Telescope européen. L’image prise par le VLT et son optique adaptative est environ deux fois plus nette que celle obtenue avec le télescope spatial. Les astronomes disent que la résolution du télescope de 8 mètres de diamètre, à la longueur d’onde observée – 1,25 micromètre – avoisine 0,3 seconde d’arc, ce qui, à la distance de l’étoile, 32 années-lumière, correspond à des détails de moins de 500 millions de kilomètres… Photos Nasa/ESA/STSCI/ESO.

C’est une découverte étrange et spectaculaire que viennent de faire Anthony Boccaletti, Jean-Luc Beuzit, Christian Thalmann et leurs collaborateurs, avec le Very Large Telescope (VLT) et son instrument Sphere. Le télescope géant européen, équipé d’une optique adaptative de nouvelle génération, a été utilisé par ces astronomes pour observer l’étoile AU Microscopii. Objectif ? Photographier avec une netteté sans précédent le disque de poussières qui entoure cette étoile et tenter d’y découvrir la présence d’une exoplanète. Mais une surprise attendait les chercheurs…

AU Microscopii est une étoile naine rouge, trois fois moins massive et dix fois moins lumineuse que le Soleil. Cette très jeune étoile – 23 millions d’années – se trouve très près de nous : 32 années-lumière seulement, soit 320 mille milliards de kilomètres. Autour de l’étoile tourne un immense disque de poussières, vu exactement par la tranche, d’une masse équivalente à une dizaine de Lune. Y a t-il aussi une ou des planètes qui tournent autour de l’étoile ? Les astronomes pensent que oui, mais ils ne l’ont pas encore découverte…

Ce que l’équipe de Anthony Boccaletti a trouvé, en revanche, est tout à fait nouveau et étonnant : sur un des côtés du disque, Sphere a détecté des structures ondulées. Ne sachant trop comment interpréter ces structures, l’équipe a étudié, à l’aide de nouveaux traitements d’images, les images de AU Microscopii réalisées par le télescope spatial en 2010 et 2011, et découvert, d’abord, que Hubble les avaient aussi vues, ensuite, et surtout, que ces structures se déplacent à grande vitesse dans le disque !

Ces « vagues de poussière » semblent s’éloigner de l’étoile à environ 40 000 km/h ; jamais de telles structures n’avaient été observées dans un disque de poussières entourant une étoile… De quoi s’agit-il ?

Une hypothèse fascinante est proposée par les chercheurs… Les étoiles naines rouges connaissent de brusques flambées, au cours desquelles elles émettent une quantité phénoménale d’énergie, sous forme de lumière mais aussi de particules, les vents stellaires. Les éruptions – appelées flares par les astronomes – de AU Microscopii sont quotidiennes, mais les chercheurs supposent que des éruptions plus violentes pourraient intervenir sur des périodes plus longues, se comptant en années ou décennies. Mais dans ce cas, si les ondulations dans le disque de l’étoile étaient simplement dues à l’interaction des flares avec le disque, on devrait suivre ces structures de part et d’autre de l’étoile. Or, ces vagues de poussières ne sont visibles que d’un seul côté…

Alors… Les astronomes européens se demandent si les perturbations asymétriques du disque de AU Microscopii ne seraient pas dues à la présence d’une planète… Ce serait cette hypothétique planète qui interagirait d’abord avec les éruptions de l’étoile, avant elle-même de perturber le disque… Reste à comprendre pourquoi et comment…

AU Microscopii va être bien sûr observée de nouveau par le VLT et Sphere, ainsi que par le concurrent américain du VLT, le télescope Gemini, utilisant l’optique adaptative GPI, et par le réseau international millimétrique Alma. Avec, en ligne de mire, la découverte d’une planète soumise aux feux de son soleil rouge…

Source: http://www.science-et-vie.com/2015/10/le-mystere-de-letoile-au-microscopii/

De l’eau salée sur la planète Mars

La NASA avait fait miroiter il y a quelques jours une « découverte scientifique majeure » concernant Mars. Depuis, les spéculations allaient bon train sur la webosphère, toujours prête à s’enflammer lorsqu’il est question de la Planète rouge : détection d’une forme de vie, de sources d’eau liquide ? Le suspense a pris fin avec la mise en ligne d’un article présenté lors du Congrès européen de science planétaire, qui se tient à Nantes jusqu’au 2 octobre. Parallèlement, la revue Nature Geoscience a publié, lundi 28 septembre, des travaux de la même équipe détaillant les observations conduites par la sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter (MRO).

Quel était donc ce « mystère martien » enfin résolu, évoqué par l’agence américaine – à qui il a pu arriver de « survendre » certaines découvertes ? Il concerne la nature de coulées saisonnières sombres observées sur des pentes de Mars, lorsque la température y devient plus clémente. Selon Lujendra Ojha (Georgia Tech, Atlanta) et ses collègues, ces écoulements sont constitués de saumures de différentes compositions, faites de chlorate et perchlorate de magnésium et de perchlorate de sodium, mêlés à un peu d’eau.

Un mélange salé pour rester à l’état liquide

La découverte de telles saumures n’étonnera guère les spécialistes : MRO et son prédécesseur Mars Global Surveyor ont observé depuis longtemps des coulées qui ravinent Mars, en été, sur les versants exposés au soleil. Or on sait que les conditions de température et de pression à la surface de Mars ne permettent pas la stagnation ou l’écoulement en surface d’eau liquide, qui soit gèle, soit s’évapore immédiatement. Il a donc fallu imaginer des combinaisons de sels qui maintiennent le mélange à l’état liquide : sulfate de fer, sels de sodium et d’ammonium, etc. Plusieurs modélisations avaient été avancées ces dernières années.

Parallèlement, l’atterrisseur de la NASA Phoenix – actif près de la calotte polaire Nord de Mars en 2008 – y avait confirmé la présence de perchlorates, également subodorée sur les sites d’atterrissage des missions Viking, lors de nouvelles analyses des données datant de la fin des années 1970. Enfin, en mai 2015, la revue Nature Geoscience annonçait déjà la présence de telles saumures dans l’environnement du rover Curiosity.

Pourraient-elle être sources de vie, sachant que sur Terre, la vie n’a été possible que grâce à la présence d’eau liquide ? « Si nous combinons ces observations avec la thermodynamique de la formation de ces saumures et à nos connaissances actuelles sur les organismes terrestres, est-il possible pour des organismes de survivre sur ces saumures martiennes ?, s’interrogeait Vincent Chevrier (université de l’Arkansas), qui avait cosigné cette étude. Ma réponse est non. » Son appréciation est aujourd’hui plus nuancée: s’il salue les observations de ses collègues, qui « fournissent un lien direct entre le modèles théoriques et les observations géomorphologiques », il invite aussi à aborder la question de la vie sur Mars « avec de grosses pincettes », tant l’environnement sur cette planète, en termes de température et d’humidité, reste inhospitalier.

« L’activité de l’eau dans les solutions de perchlorate pourrait être trop faible pour servir de support à la vie telle que nous la connaissons sur Terre »

La nouvelle étude de Nature Geoscience ne dit pas autre chose : « L’activité de l’eau dans les solutions de perchlorate pourrait être trop faible pour servir de support à la vie telle que nous la connaissons sur Terre », rappelle-t-elle, même si elle mentionne une sorte d’analogue sur Terre, dans le désert de l’Atacama, où des bactéries extrêmophiles parviennent à survivre. Mais elles n’y sont pas soumises à des conditions aussi hostiles et intermittentes que celles rencontrées sur Mars.

L’étude détaille la façon dont une nouvelle méthode d’analyse des données recueillies par le spectromètre de MRO a permis de déterminer la composition des coulées intermittentes. « Ce que le spectromètre a analysé, ce ne sont pas les coulées liquides elles-mêmes, précise Marion Massé, du laboratoire Planétologie et géodynamique (université de Nantes-CNRS), cosignataire de l’article, mais la signature des sels une fois l’eau évaporée. »

Le mécanisme imaginé, dit de « déliquescence », est le suivant : les chlorates et perchlorates présents dans le sol agiraient comme les sels utilisés sur les routes pour prévenir le verglas, ou ceux employés pour lutter contre la condensation dans certaines pièces humides. Ils absorberaient la rosée du soir et du matin, en quantité suffisante pour alourdir le sol et entraîner son écoulement lent sur des pentes dépassant 30°. Il ne faut donc pas imaginer des ruisseaux de printemps dévalant les pentes martiennes, mais plutôt une imprégnation des premiers centimètres d’un sol spongieux. « Nous allons tenter de reproduire ce phénomène en laboratoire », précise Marion Massé, qui insiste sur la nécessité de vérifier que la faible teneur en eau de l’atmosphère martienne ne contredit pas cette théorie. Et de procéder avec prudence, les perchlorates ayant une fâcheuse tendance à exploser…

D’autres explications sont avancées, comme la présence de réservoirs de glace d’eau souterraine qui deviendrait liquide au contact des sels quand la température s’élève. Mais il faudrait expliquer comment ils se rechargent, qui plus est au sommet des pentes, alors qu’on imagine plus volontiers l’eau au fond des vallées.

Contrairement à ce que laissait supposer la NASA, le mystère n’est donc pas entièrement résolu. Ces résultats portent sur quatre sites, dont les signataires de l’étude estiment qu’il serait « justifié » de les explorer pour valider cette hypothèse. Nul doute que l’agence américaine, toujours en quête de crédits pour ses missions d’exploration, veillera à relayer cette demande. Même si elle risque de se heurter aux précautions en usage en matière de protection de Mars : la communauté scientifique souhaite en effet éviter une contamination accidentelle de la Planète rouge par des microbes terrestres. Dans la mesure où il est délicat et coûteux de stériliser entièrement les engins spatiaux, ceux-ci sont en principe interdits d’approche des terrains les plus susceptibles d’accueillir la vie. Il pourrait ensuite être impossible de déterminer si la matière organique détectée ne proviendrait pas tout bêtement de la Terre.

Ces précautions voleront de toute façon en éclats le jour où une mission humaine se posera sur Mars : impossible de désinfecter totalement Homo sapiens, qui ne pourrait survivre sans les milliards de microbes avec lesquels il vit en symbiose, et qu’il excrète en permanence.

Mais en attendant cette colonisation, qui n’est pas prévue avant les années 2030, plusieurs robots doivent arpenter Mars. Curiosity lui-même pourrait tenter de se rapprocher, à distance raisonnable, d’une coulée sur les flancs du cratère Gale, a indiqué James Green, directeur des sciences planétaires à la NASA, en marge de la conférence de presse, rapporte le New York Times. Il lui faudrait deux ans pour aller y voir.

Mars : que change la découverte d’eau liquide salée ?

L’astrophysicien Francis Rocard, grand connaisseur de Mars s’il en est, décrypte la découverte annoncée lundi par l’agence spatiale américaine. Interview.

Francis Rocard : En 2011, des écoulements sombres, corrélés à un effet saisonnier, avaient été repérés sur les pentes de Mars. Déjà, l’idée avait germé dans l’esprit de tout le monde que cela pouvait être lié à un phénomène d’eau liquide. Mais encore fallait-il le démontrer ! On avait alors dit, à l’époque, que si l’on trouvait des sels, ce serait une preuve. Or, avec l’instrument Crism (Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars) de la sonde MRO (Mars Reconnaissance Orbiter), les auteurs de l’étude dévoilée lundi ont identifié des sels de perchlorate hydratés, c’est-à-dire gorgés d’eau. D’où la conclusion tirée maintenant qui est que, oui, on a bien un phénomène qui se déroule en présence d’eau liquide. D’abord parce qu’il y a une corrélation avec la saison : cela se passe quand il fait chaud et pas quand il fait froid. Et, deuxièmement, parce que l’on a affaire à des sels qui s’écoulent, ce qui est cohérent avec un passage en phase liquide, sachant que ces sels ne gèlent pas jusqu’à une température de – 23 °C. Néanmoins, ce n’est pas une preuve directe de la présence d’eau liquide, ce n’est qu’une preuve indirecte…

Pour autant, peut-on considérer qu ‘il s ‘agit d ‘une preuve définitive ?

Oui, c’est une preuve quasi définitive, le seul petit bémol étant que nous n’avons pas observé formellement l’eau en phase liquide. On a, pour résumer, observé des sels hydratés dans un contexte thermique cohérent avec le fait qu’il passe en phase liquide.

D ‘où cette eau peut-elle venir  ?

Il n’y a pas encore vraiment de réponse à cette question. Toutefois, on commence à bien maîtriser l’histoire de l’eau sur Mars. On sait qu’il y en a, sous forme gelée, un peu partout, même si les concentrations dans le sol ne sont pas forcément bien connues. Penser qu’on a une accumulation de glace sur le sol qui se met à passer en phase liquide quand il fait bien chaud est un schéma qui tient la route. En d’autres termes, ce n’est pas de l’eau liquide qui sort du sous-sol, puisque cela se déclenche uniformément partout dans une zone et que ce n’est donc pas localisé au niveau d’une résurgence d’eau liquide.

Les auteurs de l ‘étude évoquent une absorption de l ‘humidité présente dans l‘atmosphère de Mars, si ténue soit-elle. Qu ‘en pensez-vous ?

C’est également une possibilité… C’est vrai qu’il y a un tout petit peu d’eau en phase gazeuse dans l’atmosphère de Mars, mais vraiment très peu.

Quelles sont les implications réelles de cette découverte pour la recherche de la vie sur Mars ?

Ce n’est pas une question facile. Je pense qu’il va falloir maintenant « digérer » cette nouvelle. Bien sûr, l’eau liquide est une condition nécessaire à l’apparition, à l’émergence et à la préservation de la vie. C’est une certitude. Néanmoins, nous parlons ici de phénomènes liquides qui sont extrêmement épisodiques, saisonniers, et finalement assez rares. Il faut donc être assez prudent. Par ailleurs, nous parlons de perchlorates hydratés, des sels qui ne sont pas extrêmement sympathiques pour le vivant, même si certains chimistes ont déjà imaginé des bactéries pouvant vivre dans de fortes concentrations de perchlorates. Mais, quoi qu’il en soit, pour un tas de raisons (radiation, froid, acidité du sol, etc.), l’environnement sur Mars aujourd’hui est hostile. Et donc, si une vie existe, il ne peut s’agir que de bactéries sacrément résistantes…

Finalement, pour vous, s ‘agit-il d ‘une découverte fondamentale ?

Je m’interroge sur son importance. Au sens où on va voir si cette découverte va influencer la stratégie d’exploration de Mars. Va-t-il y avoir un consensus dans la communauté scientifique pour dire que, oui, c’est très important. En 1976, le programme d’exploration Viking a cherché une vie actuelle sur Mars et n’a pas donné de résultats. Après quoi on a tout basculé vers la recherche d’une vie ancienne datant de 3,5 à 4 milliards d’années. Maintenant, que va-t-on décider de faire ? Changer de stratégie ? Mener les deux en parallèle ? C’est quelque chose que nous allons observer de près…

Durant la nuit du dimanche 27 au lundi 28 septembre, la Pleine Lune a traversé l’ombre de la Terre et c’était l’occasion d’admirer une superbe éclipse totale.

En bref : l’éclipse totale de lune s’est déroulé, ce dimanche 27 septembre 2015 entre 21h et 23h30 min, heure de Montréal ; la Pleine Lune a circulé au-dessus de l’horizon sud à ouest lors du phénomène ; on peut observer une éclipse totale de Lune sans crainte à l’œil nu et c’est encore plus beau avec des jumelles ou un télescope.

Pour les anglo-saxons, et les fans de Neil Young, c’est la Pleine Lune des récoltes – Harvest Moon–, c’est-à-dire celle qui se produit au plus près de l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère Nord. Elle a deux particularités cette année : elle arrive alors que notre satellite circule au plus près de la Terre et elle nous offre le magnifique spectacle naturel et gratuit d’une éclipse totale.

Cette image montre la carte du monde avec deux régions: la région ombragée où vous ne pouvez pas voir l’éclipse lunaire, et la région vierge, où il peut être vu. Les détails de l’image du type d’éclipse, l’ampleur de la pénombre et ombre, série Saros à qui appartient cette éclipse, entre autres données. La date et l’heure affichées dans cette image sont la date et l’heure internationale, par conséquent, ils peuvent ne pas s’appliquer à votre pays. Toutefois, afin de connaître la date et l’heure exacte de l’éclipse lunaire totale dans votre pays, vous pouvez consulter le le tableau ci-dessous.Norman Hurens

 

 

 

 

 

 

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Les humains ne sont pas assez intelligents pour lire les messages extraterrestres, pour peu qu’ils existeraient. Voici la conclusion du Dr Nathalie Cabrol de l’Institut SETI(Search for Extra-Terrestrial Intelligence), un programme américain de recherche d’une intelligence extraterrestre.

S’exprimant pour le Daily Mail anglais, Nathalie Cabrol argumente: « Imaginons une civilisation qui aurait seulement 1000 ans de plus que la nôtre; qui peut savoir quel type de communication et la technologie qu’elle emploierait pour parler avec nous ».

« Nous ne faisons ici que gratter la surface. Nous cherchons des choses dans l’univers depuis notre propre point de vue, explique-t-elle. Nous avons tendance à poser des questions dans la façon dont nous le faisons nous-mêmes. Mais quel genre de processus de pensée une civilisation extraterrestre peut avoir, nous ne le savons pas vraiment ».

Selon le Dr Cabrol, « nous devons compter en ce moment un peu sur notre imagination pour comprendre ce que les extraterrestres sont en train de faire, et ne pas avoir peur de développer de nouvelles méthodes de recherches en conséquence ».

Ce qui est sûr, c’est que la recherche sur la vie extraterrestre a le vent en poupe. Cet été, un milliardaire russe, supporté par Stephen Hawking, a lancé un programme à 100 millions d’euros pour détecter des signaux provenant d’une civilisation extraterrestre…

Les oscillations de la lune de Saturne, Encelade, confirment la présence d’un vaste océan sous sa surface

Les scientifiques ont longtemps soupçonné qu’Encelade, une des petites lunes de Saturne, pourrait abriter un océan de subsurface/ subglaciaire (sous une épaisse couche de glace). Mais les nouvelles données de la sonde Cassini de la NASA dressent un portrait plus intéressant, celui d’un océan qui couvre l’ensemble de la lune.

Les chercheurs ont remarqué une légère oscillation dans l’orbite d’Encelade autour de Saturne et il n’y a pour cela qu’une seule véritable explication : la croûte de glace sur la surface et le noyau rocheux ne sont pas gelés ensemble. En d’autres termes, il doit y avoir une masse de liquide séparant le noyau et la croûte sous la forme d’un immense océan.

Pour calculer l’oscillation en orbite, les chercheurs ont examiné sept ans d’images, cartographiant les positions de particularités comme les cratères, afin de les utiliser pour construire une image de l’orbite de la lune.

Selon Matthew Tiscareno, un scientifique de la mission Cassini à l’Institut SETI :

Si la surface et le noyau étaient reliés de manière rigide, le noyau engendrerait tant de poids morts que l’oscillation serait beaucoup plus petite que ce que nous l’observons actuellement.

La découverte d’un océan sous la surface d’Encelade est évidemment un gros problème – le noyau d’Encelade contient notamment des silicates, du phosphore et du soufre qui sont primordiaux pour la vie. Rajoutez à cela un océan liquide et cela en fait le parfait endroit pour rechercher du vivant.

Sur le site de la NASA : Cassini Finds Global Ocean in Saturn’s Moon Enceladus.

 

ESPACE – De nouveaux clichés plus détaillés de Pluton transmis par la sonde spatiale New Horizons révèlent une diversité et une complexité de reliefs déroutantes, sans pareils dans le système solaire.

De nouveaux clichés étonnants. La sonde spatiale New Horizons a capté, ces derniers jours, de nouvelles images de Pluton. Ces visuels révèlent une diversité et une complexité de reliefs déroutantes, sans pareils dans le système solaire, selon les scientifiques de la Nasa.

« Pluton nous montre une diversité de reliefs et une complexité de formations géologiques jamais observées dans l’exploration du système solaire », a résumé le principal scientifique de la mission, Alan Stern, du Southwest Research Institute (SwRI). Géologiquement, « la surface de Pluton est aussi complexe que celle de Mars », a de son côté estimé le géologue Jeff Moore, un des membres de la mission.

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Dunes et blocs de glace

Les dernières images montrent en effet une diversité de reliefs unique : ce qui semblent être des dunes, des coulées de glace d’azote descendant de régions montagneuses vers des plaines et même un réseau de vallées peut-être creusées par des matériaux coulant à la surface de Pluton.

Ces clichés, qui ont plus que doublé la superficie visible de Pluton avec jusqu’à 400 mètres de précision, révèlent également de vastes zones montagneuses au relief chaotique qui rappellent certains terrains torturés sur Europe, une des lunes glacées de Jupiter. Il pourrait s’agir de gigantesques blocs de glace d’eau flottant dans un vaste dépôt plus dense d’azote gelé qui se trouve dans une plaine appelée le « Sputnik Planum”.

Norman Hurens  Norman Hurens

L’hypothèse d’un océan liquide se précise

Ces nouvelles images révèlent également que les vapeurs atmosphériques autour de Pluton, qui s’élèvent jusqu’à 130 kilomètres d’altitude, sont formées de beaucoup plus de couches que ne le pensaient les scientifiques. Cette brume entourant la planète créé une lueur qui en illumine faiblement la surface à l’approche du coucher du soleil, ce qui rend visible le sol de Pluton par les caméras à bord de New Horizons.

Norman Hurens  Norman Hurens  Norman Hurens

Toutes les observations faites sur Pluton tendent à indiquer que cette planète a un noyau dense entouré d’une épaisse couche de glace, ce qui accroît la possibilité de l’existence d’un océan liquide sous cette glace, avait indiqué en juillet Bill McKinnon.

De son temps, le Big Bang était encore à la mode. Normal, elle est presque aussi vieille que l’Univers lui-même. Il s’agit même de la galaxie la plus âgée et la plus éloignée à avoir été observée à ce jour. Et le mieux, c’est qu’elle ne devrait pas exister selon les modèles cosmologiques actuels.

EGS8p7 a surpris les astronomes de l’Institut de technologie de Californie (Caltech) qui ont déterminé son grand âge à cause de son activité. En effet, les scientifiques ont remarqué qu’elle chauffait du gaz d’hydrogène comme une jeune galaxie le ferait. Un comble pour la plus vieille de l’Univers!

UNE GALAXIE UNIQUE EN SON GENRE

Il y a 13,8 milliards d’années, notre Univers naissait à la suite du Big Bang. Et seulement 500 millions d’années plus tard, EGS8p7 s’est formée. Donc les étoiles qui composent EGS8p7 ont commencé à être actives il y a 13,2 milliards d’années. Néanmoins, les astronomes ont remarqué qu’elles se comportaient encore comme de jeunes astres.

En général, lors de leur formation, les étoiles émettent d’importants rayonnements ultraviolets qui chauffent l’hydrogène environnant. Le gaz émet produit alors lui-même une signature spectrale connue appelée raie Lyman-alpha. Les astronomes utilisent normalement cette signature quand ils sont à la recherche de nouvelles étoiles en formation.

«La galaxie que nous avons observée, EGS8p7, qui est exceptionnellement lumineuse, pourrait être alimentée par une population d’étoiles inhabituellement chaudes, et elle pourrait avoir des propriétés spéciales qui lui ont permis de créer une grosse bulle d’hydrogène ionisé beaucoup plus tôt que ce qui est possible pour les galaxies plus typiques de cette époque», a expliqué dans un communiqué Sirio Belli, un chercheur de Caltech.

LA VIEILLE, MAIS AUSSI LA PLUS ÉLOIGNÉE

Pour réaliser cette découverte, les astronomes se sont appuyés sur des observations des télescopes spatiaux Spitzer et Hubble. Identifiée comme une candidate prometteuse, EGS8p7 a alors subi une batterie d’analyses spectrographiques pour déterminer son «décalage vers le rouge», un outil astronomique permettant de calculer à quelle distance se trouve un objet lumineux.

C’est un résultat de l’effet Doppler, un phénomène dont on fait l’expérience lors du passage d’une sirène par exemple. Le bruit de la sirène change quand la distance par rapport à celui qui l’entend change: il est plus aigu en s’approchant et devient plus grave en s’éloignant. De la même façon, plus une galaxie est lointaine, plus la lumière qu’elle émet est étirée et déplacée vers l’extrémité du spectre lumineux. Elle apparaît de plus en plus rouge.

Le décalage vers le rouge de ESG8p7 a donc permis d’évaluer sa distance relative par rapport à la Terre. Avec un décalage de 8.68, elle détrône la précédente galaxie la plus éloignée et la plus âgée observée, qui n’avait un décalage «que» de 7.73.