Un échantillon de salive, un papier-buvard et 30 minutes : bientôt, c’est peut-être tout ce dont vous aurez besoin pour savoir si vous êtes atteints d’à peu près n’importe quelle maladie.

Ce scénario, qui semble tout droit sorti d’un film de science-fiction, est sur le point de devenir une réalité, selon des chercheurs de l’Université McMaster, à Hamilton.

Le secret est dans le papier. Un papier-buvard capable à lui seul de reproduire le travail de tout un laboratoire.

Voici comment ça fonctionne en 4 étapes.

Étape 1 : Prendre un échantillon de salive

« Chaque virus, maladie ou agent infectieux a sa propre signature génétique. Ils laissent donc une trace qu’il est possible d’identifier » explique le directeur du Biointerfaces Institute, John Brennan.

Le problème, c’est que le matériel génétique en question se retrouve en quantité si négligeable qu’un processus complexe est actuellement nécessaire pour l’interpréter. En gros, il faut parvenir à multiplier ces traces infimes d’ADN pour pouvoir savoir de quelle maladie il s’agit. Jusqu’à maintenant, il fallait l’expertise d’un laboratoire pour y arriver.

Étape 2 : Mettre la salive sur un papier buvard

Les chercheurs de l’Université McMaster affirment qu’un bout de papier arrive maintenant à faire le travail d’un laboratoire.

« Tous les éléments chimiques essentiels pour amplifier la signature génétique se trouvent maintenant sur une languette de papier. »— John Brennan, directeur du Biointerfaces Institute.

Le résultat peut se comparer à un simple test de grossesse. Le patient n’a qu’à mettre sur une bande de papier éponge une goutte de sueur ou de salive et le tour est joué.

Étape 3 : Attendre 30 minutes

Il suffit de 10 minutes à une demi-heure pour que le papier réagisse à la présence de l’ADN suspect. Jusqu’à maintenant, le test mis au point par les chercheurs de l’Université McMaster est parvenu à découvrir la signature génétique de l’hépatite C et de cellules cancéreuses mammaires.

En théorie, toute maladie, infection, virus ou bactérie dont le code génétique est connu peut être détecté de la même façon.

Étape 4 : Lire le résultat

Blanc est la couleur que vous voulez voir. Si la goutte laissée sur la languette devient bleue, c’est mauvais signe : vous êtes porteurs du matériel génétique suspect. Vous êtes malade.

Le test est extrêmement précis, explique Meng Liu, étudiant postdoctoral en biochimie et auteur d’un article scientifique sur la découverte.

« C’est très simple. Tout le monde peut le faire, à la maison ou ailleurs. C’est aussi très rapide, et selon le résultat du test, une personne peut obtenir de l’aide médicale sans attendre. »— Meng Liu, étudiant postdoctoral en biochimie.

Patience

« Il a fallu trois ans de recherches pour en arriver là » dit John Brennan, et il faudra encore être patient avant de voir ces tests faire leur entrée sur le marché.

« Il faut que tout soit approuvé par Santé Canada, ce qui implique des études cliniques et des contrôles de qualité. Il faut aussi trouver la meilleure façon de fabriquer et de vendre ce type de test, en plus de trouver quelle compagnie pourra le faire. »— John Brennan, directeur du Biointerfaces Institute.

La bonne nouvelle, ajoute le scientifique, c’est que les languettes sont faciles à imprimer. L’appareil utilisé par le laboratoire de l’Université McMaster est capable d’imprimer à lui seul des milliers de tests par jour.

Avec des informations de CBC

Selon une étude publiée le 24 novembre dans la revue Cell Metabolism, les bactéries présentes dans l’intestin communiquent avec le cerveau lorsqu’elles estiment qu’elles sont rassasiées. Ainsi, 20 minutes après la prise d’un repas, ces bactéries produisent des protéines qui peuvent interrompre la prise alimentaire chez les animaux. Les auteurs, chercheurs à l’Inserm et à l’université de Rouen, en France, ont aussi montré comment ces protéines injectées dans des souris et des rats agissent sur le cerveau, en réduisant l’appétit. Cette découverte indique que les bactéries intestinales pourraient réguler la quantité de nourriture que nous ingérons et les moments auxquels nous avons faim.

Le modèle actuel de régulation de l’appétit implique des hormones de l’intestin qui signalent aux neurones lorsque nous avons faim ou quand nous sommes rassasiés. Pour la première fois, l’influence des protéines bactériennes sur l’émission de signaux de l’intestin au cerveau a été observée.

« Notre étude montre que les protéines bactériennes sécrétées par les E.coli peuvent être impliquées dans les voies moléculaires utilisées par l’organisme pour signaler la sensation de satiété», explique Sergueï Fetissov de l’unité mixte de recherche « Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau » (Inserm / Université de Rouen).

Les chercheurs ont constaté qu’après 20 minutes passées à consommer des nutriments et à proliférer, les bactéries E.coli présentes dans l’intestin de rats produisent des protéines différentes de celles sécrétées avant d’être nourries. L’intervalle de 20 minutes semble coïncider avec le temps nécessaire à une personne pour commencer à ressentir une sensation de satiété ou de fatigue après un repas. Suite à cette observation, l’équipe de recherche a établi le profil des protéines bactériennes avant et après la prise alimentaire.

L’injection de faibles doses de protéines bactériennes produites après un repas chez des rats et des souris affamés s’est accompagnée d’une réduction de la quantité d’aliments ingérés lorsqu’ils ont été à nouveau exposés à de la nourriture à volonté. (…)

Extrait d’un communiqué de presse de l’INSERM.
Source: quebecscience.qc.ca

Des chercheurs ont séquencé le plus ancien génome humain d’Afrique, datant de 4500 ans, selon des travaux publiés jeudi qui donnent un nouvel éclairage sur une mystérieuse vague migratoire massive d’Eurasie vers la Corne de l’Afrique survenue il y a 3000 ans.

C’est la première fois qu’un génome ancien provenant du continent africain, berceau de l’humanité et source de toute la diversité génétique humaine, a été récupéré et séquencé, précisent les scientifiques dont l’étude paraît dans la revue américaine Science.

Ce séquençage a également permis de révéler qu’un mouvement migratoire survenu il y a trois millénaires, depuis l’Eurasie occidentale vers l’Afrique, était en fait beaucoup plus important et soudain qu’estimé précédemment puisqu’il a affecté le patrimoine génétique de populations sur l’ensemble de l’Afrique.

Le génome a été récupéré dans le crâne d’un homme enterré face contre terre dans la caverne de Mota, dans les montagnes d’Éthiopie, qui est restée suffisamment froide et sèche pour préserver son ADN pendant plus de 4000 ans.

Avant cela, les séquençages de génomes humains anciens, qui sont rares, se limitaient à des échantillons retrouvés dans le nord de l’Europe et les régions arctiques.

Cette mystérieuse vague de migration d’Eurasie vers l’Afrique, appelée « le reflux eurasien », a surtout eu son origine au Proche-Orient et en Asie Mineure.

Afrique, « melting-pot » millénaire

L’ancien génome découvert, antérieur à cet événement, a permis aux chercheurs de faire des comparaisons génétiques sur plusieurs milliers d’années et de déterminer que ces Eurasiens étaient étroitement liés aux premiers agriculteurs du Néolithique, qui ont apporté l’agriculture en Europe 4000 ans avant.

Ainsi l’ADN des Africains modernes de l’est de l’Afrique contient jusqu’à 25 % de gènes d’ancêtres eurasiens venus avec cette migration. Ailleurs en Afrique, de l’ouest au sud, les populations actuelles ont également hérité de ces gènes, présents dans au moins 5 % de leur ADN.

Vu l’importance de l’héritage génétique, les chercheurs estiment que les migrants d’Eurasie d’il y a 3000 ans représentaient en nombre plus du quart de la population autochtone. Ils se sont ensuite dispersés génétiquement sur tout le continent africain.

« Cet ancien génome nous ouvre une fenêtre sur un lointain passé car une seule personne peut donner une image génétique d’une population entière », relève Andrea Manica, une chercheuse de l’université de Cambridge au Royaume-Uni, principal auteure de cette étude.

« Cette vague migratoire d’Eurasiens occidentaux vers la Corne de l’Afrique a pu représenter jusqu’à 30 % de la population indigène, ce qui est pour moi époustouflant », estime-t-elle, ajoutant : « la question est de savoir pourquoi cette migration a été aussi soudaine ».

La raison demeure un mystère, sans lien apparent avec une cause climatique particulière. Les indices archéologiques montrent toutefois que cette migration coïncide avec l’arrivée des cultures agricoles du Proche-Orient comme le blé et l’orge, laissant penser que les migrants ont aidé à développer de nouvelles formes d’agriculture dans la région, indiquent les chercheurs.

« L’Afrique est un melting-pot car nous savons qu’au cours des 3000 dernières années, il y a eu un bouleversement génétique de la population », commente Gallego Llorente également de l’Université de Cambridge, et l’un des principaux coauteurs de l’étude. « Disposer d’un génome datant d’avant de ces migrations représente un grand pas » dans ce domaine de recherche, juge-t-il.

Les chercheurs ont aussi identifié des adaptations génétiques à la vie en altitude et l’absence de gènes pour la tolérance au lactose. Des traits génétiques partagés par les habitants actuels des hauts plateaux éthiopiens, descendants directs de l’homme de Mota.

«Cet ancien génome nous ouvre une fenêtre sur un lointain passé car une seule personne peut donner une image génétique d’une population entière.»
Andrea Manica
chercheuse de l’université de Cambridge, principal auteure de cette étude

Source: http://www.lapresse.ca/sciences/genetique/201510/08/01-4908188-sequencage-du-plus-ancien-genome-humain-dafrique.php

Des agrégats de peptides bêta-amyloïdes, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, ont été observés chez des patients ayant été traités par une hormone de croissance d’origine humaine.

TRANSMISSION. La nouvelle peut potentiellement faire froid dans le dos. Les premières données scientifiques suggérant la possibilité d’une transmission inter-humaine de la pathologie amyloïde, typique de la maladie d’Alzheimer, viennent d’être apportées selonl’étude publiée dans la prestigieuse revue Naturepar l’équipe de John Collinge, de l’University College London. Le fait a été observé chez des patients décédés ayant tous reçu un traitement par l’hormone de croissance d’origine humaine il y a plusieurs décennies.

Pour rappel, plus de deux cents personnes ont développé dans le monde une encéphalopathie fatale, la maladie de Creutzfeldt-Jacob (MCJ), à la suite d’un traitement par hormone de croissance. Celle-ci était extraite d’hypophyses humaines (une glande endocrine située à la base du crâne), administrée de 1951 jusqu’à son interdiction en 1985 (pour la Grande-Bretagne) et 1988 (pour la France). La MCJ est causée par un prion – une protéine dont la forme anormale est responsable de la transmission de la maladie – qui détruit les neurones. Des extraits d’hypophyses contaminées ont ainsi été transmis aux receveurs. Bien que ce traitement ait donc cessé depuis près de trente ans, des cas de MCJ iatrogènes (dus à un traitement) continuent d’émerger aujourd’hui encore en raison de la longue période d’incubation des infections par prions chez l’homme qui peut dépasser 50 ans.

Analyse des cerveaux post-mortem

C’est en analysant le cerveau post-mortem de huit de ces patients décédées de MCJ iatrogènes, âgés de 36 à 51 ans, que les chercheurs britanniques ont fait cette découverte inquiétante. En plus du prion, ils ont vu apparaître dans leur microscope des agrégats bien particuliers que l’on ne retrouve habituellement jamais dans des tissus de patients aussi jeunes : des dépôts de peptides bêta-amyloïdes, l’ennemi numéro 1 dans la maladie d’Alzheimer.

Le peptide bêta-amyloïde est un fragment de protéine produit par les neurones et normalement éliminé par le cerveau. Mais lorsque le système de « nettoyage » fonctionne mal, ou que l’amyloïde bêta est produit en trop grande quantité, le peptide s’accumule et s’agrège pour former les fameuses plaques amyloïdes, lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Il s’accumule également dans la paroi des vaisseaux sanguins cérébraux, déclenchant une autre pathologie, l’angiopathie amyloïde. Ainsi, chez les huit sujets étudiés à Londres, six cas présentaient des plaques amyloïdes dans le cerveau et quatre dans les vaisseaux.

Pour les chercheurs, l’explication se dessine : ces jeunes patients, non porteurs de la forme génétique de la maladie d’Alzheimer – ce qui aurait pu expliquer la présence précoce de ces plaques – pourraient bien avoir été contaminés par le traitement extrait d’hypophyse humaine, tout comme ils l’ont été par le prion. « La présence de l’amyloïde bêta au niveau des tissus et des vaisseaux du cerveau chez ces patients relativement jeunes, atteints de MCJ, par contraste avec d’autres malades atteints de maladies à prion ou de la population témoin est cohérente avec une transmission iatrogène de la pathologie amyloïde bêta additionnée à la MCJ et suggère que les individus sains exposés pourraient être aussi à risque d’une maladie d’Alzheimer iatrogène et d’une angiopathie amyloïde cérébrale », écrivent-ils.

La propagation de l’amyloïde bêta tel un prion a été démontrée

« Ce serait effectivement le premier argument épidémiologique obtenu chez l’homme en faveur d’une transmissibilité de l’amyloïde béta« , commente le docteur Stéphane Haïk, directeur du laboratoire Maladie à prions et maladie d’Alzheimer à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (Inserm U1127, Paris) et du Centre National de Référence des prions. « Cette étude produit une preuve potentielle de la transmission humaine de la pathologie de la maladie d’Alzheimer », ajoute à son tour le professeur Harald Hampel, titulaire de la chaire Axa-UMPC sur la prévention de la maladie d’Alzheimer. Pour autant, ce résultat ne les surprend pas tant que cela.

La propagation de l’amyloïde béta tel un prion est un fait qui a été démontré expérimentalement dans des travaux antérieurs de l’équipe de Mathias Jucker, de l’université de Tübingen (Allemagne). « L’amyloïde bêta est une protéine dite ‘prion-like’ (‘comme un prion’, NDLR), poursuit Stéphane Haïk. C’est à dire que sa conformation ‘contamine’ les formes normales de la protéine, qui se transforment à leur tour en amyloïde bêta. Il a été montré que si on injecte une amyloïde béta dans un cerveau sain de souris ou par voie périphérique, cela déclenche une sorte d’emballement de la production d’agrégats amyloïde. » Harald Hampel confirme : « Les fragments de protéines associées aux maladies peuvent agir comme des graines qui recrutent d’autres protéines cellulaires et les incorporent dans une forme mal repliée, dans leur structure agrégée. La cause n’est pas claire, peut être est-ce génétiquement régulé. »

Il faut à présent comprendre quels mécanismes sont à l’œuvre et si on peut trouver ce phénomène de propagation à partir d’autres fluides biologiques ou d’autres produits d’origine humaine. Autrement dit par des instruments chirurgicaux contaminés par exemple ? « Depuis les différentes crises liées à l’encéphalopathie spongiforme bovine, ceux-ci sont traités par des procédés qui inactivent les prions, rassure Stéphane Haik. Toutes les précautions sont prises ».

Des patients français à surveiller

La question délicate reste de déterminer l’état de santé des 1500 patients traités par l’hormone de croissance jusqu’en 1988 et qui sont toujours en vie. Selon les chercheurs, la panique n’a pas lieu d’être. « L’étude britannique porte sur très peu de cas, souligne ainsi Stéphane Haik. Il faudrait avant tout établir si l’on retrouve, ou non, la même chose en France car les procédures d’extraction de l’hormone de croissance et les sources d’hypophyses n’étaient pas identiques dans les deux pays. » La première chose à faire serait donc de réaliser la même étude sur les cas de patients traités en France et décédés depuis. « Soulignons qu’une étude américaine basée sur l’analyse des certificats de décès des receveurs (avec les limites que cela implique) n’a pas retrouvé d’augmentation du risque de maladie d’Alzheimer dans cette population, poursuit le chercheur. Ce type d’étude doit être répliquée en France et au Royaume-Uni. S’il est difficile d’affirmer que les patients détectés positifs dans l’étude du groupe de John Collinge auraient développé un jour une maladie d’Alzheimer, il demeure qu’une surveillance des patients français est plus que jamais d’actualité. »

RHUME. Les personnes en manque de sommeil auraient quatre fois plus de risques d’attraper un rhume que celles bénéficiant de nuits de repos assez longues, selon une étude publiée lundi 31 août 2015 dans la revue américaine Sleep. C’est ce qui ressort d’un essai mené sur 164 personnes acceptant d’être exposées à des virus du rhume, et dont les habitudes de sommeil ont été enregistrées. Les volontaires ont fait l’objet d’une visite médicale préalable et ont répondu à des questionnaires pour que les chercheurs puissent mieux prendre en compte certains facteurs comme leur stress, leur caractère ou la consommation d’alcool et de cigarettes. Leurs habitudes de sommeil ont été mesurées durant la semaine avant le début de l’étude, pour laquelle ils devaient rester cloitrés dans une chambre d’hôtel à Pittsburgh, dans l’est des Etats-Unis. Là, les scientifiques leur ont administré le virus du rhume par le biais de gouttes nasales et, durant une semaine, ils ont prélevé quotidiennement  des échantillons pour voir si le virus se développait.

Le manque de sommeil, facteur le plus important

Les résultats ont montré que ceux ayant dormi moins de six heures par nuit durant la semaine précédente avaient 4,2 fois plus de risques d’attraper un rhume que ceux ayant bénéficié de nuits de sommeil de plus de sept heures. Les volontaires ayant dormi moins de cinq heures par nuit ont même 4,5 fois plus de risques de tomber malades. « Le manque de sommeil a été le facteur de différence le plus important », a expliqué Aric Prather, de l’université de Californie à San Francisco, auteur principal de l’étude. « Peu importe quel âge avaient les personnes, leur niveau de stress, leur éducation ou leurs revenus. Peu importe qu’ils étaient fumeurs ou non. Avec tous ces paramètres pris en compte, la quantité de sommeil était le facteur le plus important », a-t-il ajouté.

Le rhume est affection respiratoire bénigne due à un virus qui provoque une inflammation des voies aériennes supérieures. Les symptômes les plus désagréables et les plus fréquents d’un rhume d’origine virale sont le nez qui coule et qui se bouche, les éternuements ainsi qu’une perte du goût et de l’odorat.

De précédentes études avaient déjà mis en lumière des liens entre le manque de sommeil et des maladies chroniques, des morts prématurées, des risques accrus de maladie ou d’accidents de la route. Toutefois, notons que l’ampleur de l’étude réalisée à l’université de San Francisco est assez faible (uniquement 164 personnes inclues dans l’essai). Même si l’impact négatif d’un manque de sommeil sur le système immunitaire a déjà été abondamment documenté.

Source:http://www.sciencesetavenir.fr/sante/sommeil/20150901.OBS5051/bien-dormir-pourrait-vous-eviter-le-rhume.html

La technique 4-7-8 pour s’endormir rapidement inventée par un professeur à Harvard.

Pour plusieurs personnes, trouver le sommeil est un problème qui bouscule leur vie. L’insomnie n’est pas une maladie, mais elle est un symptôme que le corps utilise pour s’exprimer et dire qu’il y a quelques chose qui ne va pas.

Heureusement, il existe une technique qui peut être en mesure de chasser l’insomnie, qui a été mise au point par un Andrew Weil, professeur à Harvard. Il a créé une méthode qui ne prend que quelques secondes et peut réellement aider à s’endormir rapidement.

Comment pratiquer la technique 4-7-8 ?

Il suffit de s’asseoir dans une position confortable et être sûr que le dos est droit. Pour commencer, on doit expirer par la bouche tout l’air contenu dans les poumons. Puis, fermer la bouche et inspirer doucement par le nez en comptant jusqu’à 4. Ensuite, retenir la respiration et compter jusqu’à 7. Et pour finir, expirer par la bouche, en comptant jusqu’à 8. Cette action est à refaire au moins 4 fois.

Dr. Weil déclare également que cette technique peut être utilisée lorsqu’on est stressé car elle aide à mieux gérer les émotions.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Lorsqu’on est stressé, le cœur pompe plus d’adrénaline dans le corps à travers la circulation sanguine et la respiration devient plus tendue. Faire cet exercice est un moyen de détendre la respiration, ce qui va permettre au corps de prendre plus d’oxygène. Et lorsqu’on retient le souffle, l’oxygène prend plus de temps pour se répandre dans tout le corps. Cette technique simple a un effet sédatif sur l’organisme.

Les causes les plus courantes d’insomnie

L’insomnie a généralement une cause sous-jacente. Parmi les causes les plus courantes d’insomnie, on retrouve :

  • les voyages en avion, surtout dans le sens ouest-est (le décalage horaire);
  • l’anxiété ou la dépression;
  • les affections telles que le reflux gastro-œsophagien, l’hypertrophie de la prostate, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer ou un accident vasculaire cérébral (AVC);
  • des médicaments tels que les décongestionnants, les stimulants (par ex. le méthylphénidate*) et certains antidépresseurs;
  • la nicotine, la caféine et l’alcool;
  • le manque d’activité pendant la journée;
  • la douleur générée par l’arthrite ou par d’autres problèmes de santé;
  • de mauvaises habitudes de sommeil;
  • les changements de quart de travail;
  • des troubles du sommeil comme l’apnée;
  • le stress lié au travail, à la vie de famille, à la survenue d’un décès ou d’une maladie dans la famille ou parmi les proches, ou encore à des difficultés financières.

Avez-vous une dette de sommeil?

  • Vous dormez moins de 6 heures par nuit
  • Vous n’êtes jamais reposé au lever du matin
  • Vous devez constamment combattre le sommeil
  • Le manque de sommeil perturbe votre performance, énergie, humeur
  • Vous rêvez de faire la sieste

Ÿvous avez peut être accumulé une dette importante de sommeil

Conséquences de la privation de sommeil

  • Diminution de la vigilance, de la concentration et de l’attention
  • Altération du jugement et de la prise de décision
  • Ralentissement du temps de réaction
  • Augmentation de la somnolence
  • Augmentation des risques d’endormissement ou d’épisodes de micro-sommeil
  • Danger pour la santé et la sécurité

20% des conducteurs canadiens affirment s’être endormis ou assoupis au volant au cours de l’année précédente.

La fatigue a été un facteur déterminant dans: – 23% des accidents mortels et 19% de l’ensemble des accidents de la route avec blessures au Canada – 20% des accidents mortels et 22% de l’ensemble des accidents de la route avec blessures au Québec

Le manque de sommeil diminue les performances au travail

Une nouvelle étude montre que même lorsqu’on ne se sent pas fatigué après une courte nuit, nos performances intellectuelles au travail sont fortement diminuées.

Dans cette nouvelle étude 12 participants ont été suivis pendant un mois. La première semaine chacun devait dormir entre 10 et 12 heures pour être certain d’être bien reposé puis pendant les trois semaines restantes les participants ont dormi en moyenne 5,6 heures par nuit avec un décalage des rythmes de sommeil habituels (pour imiter un « jet lag » qu’on rencontre par exemple lors de voyages lointains).

Pour l’expérience les participants ont dû passer des tests sur ordinateur comportant des exercices de recherches visuelles. Ce genre d’activités est courant dans les professions sensibles comme le contrôle aérien, la surveillance de bagages ou d’opérations dans des centrales nucléaires. Les chercheurs ont ainsi découvert que plus les participants restent éveillés longtemps, plus ils sont lents pour identifier les informations importantes dans les test.

Un étudiant américain de 20 ans est parvenu à mettre au point un gel capable de stopper instantanément des hémorragies. Baptisé VetiGel, le produit est actuellement en phase de tests.

A seulement 20 ans, Joe Landolina est en passe de révolutionner les techniques de soins des hémorragies. Le jeune homme, étudiant en ingénierie biomédicale et en biomatériaux à l’Université de New York, a en effet développé un nouveau produit capable de stopper instantanément les saignements d’une blessure.

Le traitement se présente sous la forme d’un gel à application locale. Baptisé « VetiGel », il peut être administré sur une plaie aussi bien externe qu’interne et n’a besoin que d’un laps de temps très court pour fonctionner. Interrogé par le New York Post, Joe Landolina explique comment lui est venu l’idée : « il n’y a actuellement aucun moyen de stopper rapidement les saignements en dehors de la réalisation d’un point de compression sur la blessure ». « Je pensais que si l’on pouvait introduire du gel dans une blessure, elle pouvait se solidifier et arrêter l’hémorragie », poursuit-il.

Mais les résultats des tests sont allés bien au-delà de ces premières espérances. Stopper l’afflux sanguin et engager la cicatrisation 

La mise au point de VetiGel a nécessité jusqu’à présent quatre années de développement. Le produit se compose principalement de polymères végétaux capables de former une sorte de pellicule adhésive sur la plaie. Cette couche permet non seulement d’arrêter l’hémorragie en quelques secondes mais également de stimuler le processus naturel de cicatrisation.

Pour ce faire, le gel agit dans un premier temps en provoquant un point de pression sur la blessure. Cette action a pour résultat l’arrêt immédiat du flux de sang. Simultanément, la couche de tissu adhésif formé sur la plaie libère des composants biocompatibles pouvant être absorbés directement par le corps. Ces éléments se lient entre eux et accélèrent notamment la production de fibrine, une protéine filamenteuse intervenant dans la coagulation sanguine. Vers un usage généralisé ? Visant à la commercialisation du produit, Joe Landolina a créé la société Suneris Inc au sein de laquelle il effectue désormais avec ses collègues les phases test.

La vidéo ci-dessus présente l’un de ces essais réalisé sur une blessure simulée avec un morceau de foie alimenté en sang par une perfusion. Au vu des premiers résultats concluants, Joe Landolina espère pouvoir d’ici peu reproduire ces tests directement dans des cliniques vétérinaires puis dans des hôpitaux. Néanmoins, le produit devra être soumis à l’examen de la Food and Drug Administration avant d’être fabriqué à grande échelle et commercialisé pour un usage chez l’homme. En attendant, l’armée américaine s’est d’ores et déjà montrée très intéressée. « Notre objectif est de voir VetiGel dans chaque ambulance, dans la ceinture de chaque soldat, et dans le sac de chaque maman », a déclaré Landolina à Bloomberg News. « Pour être dans le sac de chaque maman, cela signifie que le produit doit pouvoir être utilisé facilement par à peu près tout le monde », a t-il conclu.

Source:http://www.maxisciences.com/gel/un-gel-revolutionnaire-capable-d-039-arreter-instantanement-les-saignements_art33886.html

La méditation et le TDAH touchent des régions du cerveau qui se chevauchent

Les adeptes de la méditation de pleine conscience possèderaient une plus grande épaisseur corticale dans des régions du cerveau responsables de la régulation de l’attention. Une partie de ces mêmes zones serait plus mince chez les individus souffrant d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Des chercheurs de l’Université de Montréal et de l’Université McGill ont établi ce rapprochement qui fait l’objet d’un article publié dans la revue BiologicalPsychology.

«Cette recherche donne à penser qu’on aurait peut-être intérêt à procéder à des études cliniques bien contrôlées pour vérifier si des personnes aux prises avec un TDAH pourraient bénéficier des effets de la méditation. D’autant plus que des travaux à l’aide de l’imagerie fonctionnelle ont déjà montré que la méditation pourrait améliorer les capacités d’attention de gens qui ne présentent pas un tel déficit», estime Pierre Rainville, professeur au Département de stomatologie de l’UdeM et directeur du Laboratoire de recherche en neuropsychologie de la douleur.

Les chercheurs ont fait passer différents tests à 18 adeptes de méditation ayant accumulé un minimum de 1000 heures de pratique. Ils ont découvert que ces participants rapportaient une plus grande «capacité d’absorption» que les sujets témoins. Meilleure était la capacité d’absorption, plus grande était l’épaisseur corticale. «On définit la capacité d’absorption comme l’aptitude à s’immerger complètement dans ce qui soutient notre attention. C’est la façon, par exemple, dont un spectateur assis dans un théâtre se voit transporter par l’action qui se passe sur scène au point où il en oublie où il se trouve», explique M. Rainville.

Cette capacité d’absorption rendrait les personnes qui pratiquent la méditation plus habiles à se concentrer sur une source d’information précise, de même qu’à filtrer toute interférence. Des chercheurs américains ont récemment réussi à faire cette démonstration par des tests neuropsychologiques et des mesures d’activité cérébrale, rappelle le professeur Rainville.

Norman Hurens

Pierre Rainville

Selon lui, ces nouvelles données renforcent la pertinence de poursuivre d’autres recherches pour évaluer les effets de la méditation de pleine conscience sur le contrôle de la douleur. Cela pourrait être particulièrement intéressant chez des personnes âgées en bonne santé ou souffrant de troubles cognitifs légers. «Bien qu’ils perçoivent la douleur avec peut-être davantage d’acuité, les adeptes de méditation n’y réagissent pas avec la même émotion. Des résultats en imagerie cérébrale fonctionnelle illustrent bien que les régions de leur système limbique, qui jouent un rôle important dans les émotions, ne sont pas mobilisées lorsqu’ils ont mal. Certaines recherches semblent indiquer que l’efficacité des systèmes d’autorégulation de la douleur diminuerait au cours du vieillissement normal. Est-ce que la méditation pourrait alors aider les gens âgés à mieux gérer leur douleur? Cela reste spéculatif mais mérite assurément notre attention», avance celui qui est aussi chercheur à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Source: http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-sociales-psychologie/20130408-la-meditation-et-le-tdah-touchent-des-regions-du-cerveau-qui-se-chevauchent.html