Pour la première fois, une expérience prouve la possibilité de manipuler des objets grâce au son.

LÉVITATION. C’est un petit exploit qui ne manquera pas d’évoquer, pour les fans du genre, les multiples livres et films de science-fiction (rayon tracteur de Star Trek) où la technologie du rayon tracteur est d’usage courant. Car c’est effectivement de cela qu’il s’agit : des chercheurs des universités de Bristol et du Sussex ont réussi à mettre au point un véritable rayon tracteur constitué d’ondes ultrasoniques capable de faire léviter des objets, de les déplacer ou au contraire de les maintenir dans une position choisie, comme à l’intérieur d’une cage.

Aller chercher des calculs à l’intérieur du corps

Les équipes à l’origine de cette dernière invention fricotent avec les ultrasons depuis de nombreuses années. Ils ont d’ailleurs présenté en 2014 une technique permettant de ressentir physiquement la forme d’hologrammes 3D invisibles, générés grâce à ces ultrasons. Aujourd’hui, dans la revue Nature Communications, ils décrivent un moyen de manipuler des objets de moins d’un millimètre grâce à ces mêmes hologrammes sonores. « Nous savons que les ondes sonores peuvent avoir un effet physique mais ici nous avons réussi à contrôler le son à un degré jamais atteint précédemment » se réjouit Bruce Drinkwater, de l’université de Bristol et spécialiste en génie mécanique. Pour y parvenir, les scientifiques ont utilisé un réseau de 64 minis haut-parleurs qui produisent des ondes ultrasonores à haute intensité. En contrôlant très précisément la sortie de chaque enceinte, il est possible de littéralement entourer un objet avec ces ondes sonores qui forment alors autour de lui un champ de force, induit par la pression de la radiation acoustique.

APPLICATIONS. Encore plus fort, trois différentes formes de champs de force peuvent être obtenues, chacune permettant de créer un rayon tracteur avec sa spécificité propre. La première forme ressemble en gros à une pince qui peut-être utilisée pour diverses manipulations, la deuxième à un vortex sur lequel les objets lévitent et la troisième est une sorte de cage qui maintient son contenu stable dans toutes les directions et pourrait servir de contenant. De nombreuses applications sont envisagées pour cette nouvelle technologie. Les plus futuristes sont, bien-sûr, des rayons tracteurs beaucoup plus puissants autorisant le maniement d’objets de grande taille… dont des vaisseaux spatiaux ! Mais cela nécessitera des milliers de haut-parleurs et une puissance décuplée : plutôt pour après-demain que pour demain donc. D’autres débouchés sont envisageables dans un délai plus court : par exemple une ligne de production sonore pourrait être utilisée pour transporter et assembler des objets délicats sans le moindre contact physique.

Une vidéo interactive vous propose de vivre un décollage dans le cockpit d’un A320

Vivre un décollage aux premières loges, dans le cockpit, est une opportunité en or. Pour vous éviter de passer le diplôme de pilote de ligne in extremis, le média suisseBlick a été autorisé à poster une caméra à 360° sur le tableau de bord d’un A320 en partance de Zurich, et à destination de Genève.

La vidéo interactive, postée sur YouTube le 3 septembre dernier, permet d’observer le moindre détail en quelques glissements de souris. La communication avec la tour de contrôle est active, le copilote serein, l’appareil en marche. Il ne vous reste plus qu’à apprécier le paysage, plus accessible qu’à travers un simple hublot.

INNOVATION. Il y a quatre ans, une équipe de chercheurs américains mettait au point un matériau incroyable. Une sorte de maillage inspiré de la structure osseuse ; épais sur les bords et présentant de nombreuses cavités en son cœur. Un matériau fait d’un assemblage de minuscules tubes creux (1.000 fois plus fins qu’un cheveu) fabriqué à partir d’un polymère liquide durci sous l’effet d’un rayonnement UV, puis recouvert d’un film de nickel et de phosphore pour le stabiliser. Le matériau ainsi obtenu, qui a fait l’objet d’une publication dans le magazine Science en 2011, présenterait une densité si faible qu’il serait composé à 99,99% d’air, assurent ses concepteurs. Ce qui le rend léger au point de pouvoir en poser une briquette en équilibre sur les aigrettes d’un pissenlit, comme on peut le voir dans l’image ci-dessous.

Depuis l’annonce de sa mise au point, ce matériau n’avait guère fait parler de lui. Mais le voici qui vient de refaire surface dans une vidéo publiée par le constructeur Boeing intitulée, « le métal le plus léger du monde » (un peu plus bas dans l’article). L’avionneur américain, qui visiblement s’est emparé de la technologie, y rappelle les caractéristiques étonnantes de ce matériau, vantant les mérites de sa résistance ainsi que de ses capacités à se comprimer et à se déformer de manière à absorber les chocs. Par cette vidéo Boeing annonce ainsi qu’il entend bien exploiter ses propriétés de résistance et de légèreté dans le cadre de la fabrication de « composants de structure » pour l’aéronautique. Et ce dans l’optique de concevoir des avions plus légers et donc moins consommateurs de carburant.

L’exosquelette utilisé par Tom Cruise dans le film  »Edge of Tomorrow  » n’est pas une fiction.

L’agence américaine de la Défense (Darpa) développe depuis plusieurs mois l’exosquelette Talos à destination de l’armée de terre. Une armure avancée, visuellement proche de celle du personnage de comics Iron Man, qui pourrait tout simplement révolutionner le quotidien des soldats.

Plus fort que les français Hercule et Héraclès, ou le japonais Hal, voici l’Américain Talos. Talos, ou « Tactical Assault Light Operator Suit », du nom de l’armure dernière génération actuellement développée par l’agence américaine de la Défense (Darpa) pour l’armée de terre.

La force de Talos réside dans la mission confiée par l’armée américaine à des chercheurs du Massachussets Institute of Technology (MIT). Adossés au projet, ils essaient en effet de développer un liquide révolutionnaire pour le futur bouclier. Un fluide qui passerait de l’état liquide à l’état solide en quelques millisecondes en cas de charge magnétique ou électrique et rendrait le soldat invulnérable aux balles. Encore en développement, la démonstration de faisabilité de cette technologie semble être une condition sine qua none au lancement officiel du programme Talos par l’armée.

En attendant, en 2015, un autre exosquelette devrait équiper les soldats américains. Il s’agit de XOS2, conçu par l’entreprise Raytheon Sarcos pour aider les soldats à porter des vivres, des munitions ou encore déplacer des missiles.

 

Le but de cet énorme dispositif est de créer des maisons à moindre coût en boue ou en argile, pour les zones sinistrées ou particulièrement pauvres.