Norman Hurens

Marck Zuckerberg, patron de Facebook, envisagerait une entrée en Bourse de sa société en 2012.

Le site de Mark Zuckerberg, valorisé à 50 milliards de dollars, souhaite utiliser cette somme pour poursuivre son développement en vue de sa prochaine entrée en Bourse.

Les rumeurs disaient donc vrai. Facebook, le site communautaire qui revendique plus de 500 millions de membres actifs, a confirmé dans un communiqué une augmentation de son capital de 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros), qui s’est faite sur la base d’une valorisation du groupe d’environ 50 milliards de dollars (36,7 milliards d’euros). La banque d’affaires Goldman Sachs a coordonné l’opération.

Comme le précise Facebook, la transaction s’est faite en deux temps : tout d’abord, en décembre dernier, l’actionnaire de Facebook Digital Sky Technologies (DST), associé à Goldman Sachs et à un fonds géré par Goldman Sachs,a investi 500 millions de dollars dans des actions ordinaires. Ensuite, une offre a été sursouscrite aux clients hors Etats-Unis de Goldman Sachs, au sein d’un fonds qui a investi 1 milliard de dollars dans des actions ordinaires.

Facebook veut renforcer sa position dominante

La direction de Facebook reste évasive sur l’usage qui sera faite de cette somme. «Notre business continue de bien performer et nous sommes heureux de pouvoir renforcer notre cash avec ce nouveau financement, explique le directeur financier, David Ebersman. Nous avons désormais une plus grande flexibilité financière qui nous permettra d’explorer toute les opportunités qui nous seront offertes». Dans son communiqué, Facebook explique également ne pas avoir de «plan immédiat» pour utiliser cette somme mais qu’il continuera à «élargir ses opérations».

D’après les observateurs, le groupe cherchera à renforcer sa position dans l’obtention de recettes publicitaires face aux concurrents directs tels que Google et Yahoo.

Plus d’informations financières en 2012

Par ailleurs, le site de Marck Zuckerberg devrait commencer à publier des comptes financiers au plus tard d’ici le 30 avril 2012, ce qui peut être interprété comme un premier pas vers une introduction en Bourse. A ce niveau de valorisation, il s’agirait d’ailleur de l’une des plus importantes mises sur le marché dans le secteur technologique de l’histoire boursière américaine.

Facebook est de toute façon dos au mur. Les autorités américaines exigent d’une entreprise de rendre publics certains éléments financiers dès lors que son nombre d’actionnaires dépasse le seuil de 499. Or, dans son communiqué, le site communautaire annonce qu’il devrait dépasser les 500 actionnaires «dans le courant de l’année».

D’après un document distribué par Goldman Sachs auprès d’investisseurs potentiels, Facebook a dégagé un bénéfice net de 355 millions de dollars (environ 260 millions d’euros) sur les neuf premiers mois de l’année, sur un chiffre d’affaires de 1,2 milliard.