GOOGLE dérape encore via ses voitures de son programme Google Street View. Les voitures de Google collectaient des données personnelles grâce à une clé Wi-Fi située dans leur coffre.

L a Cnil fait payer à Google sa «légèreté» et ses « négligences».

la Commission nationale de l’informatique et des libertés a condamné le groupe américain à une amende de 100.000 euros, pour avoir collecté en dose massive des données privées sur les réseaux Wi-Fi en France. Depuis 2004 la CNIL a le droit d’infliger des sanctions financières et c’est actuellement la plus importante qui est infligée.

La collecte de ces informations a été menée par les voitures de Google, qui sillonnent le monde depuis 2007 dans le cadre du programme «Street View». En plus de prendre des photographies des rues, ces véhicules ont enregistré la localisation et le nom des réseaux Wi-Fi, afin d’enrichir la base de données du service de géolocalisation de Google. Mais elles ont aussi intercepté les données transitant sur les réseaux non cryptés, en France et dans les autres pays où Street View est opérationnel. GOOGLE se désole en affirmant que cela fut involontaire, et affirme de ce fait que toutes les données récoltées ont depuis été effacées.

Cependant la CNIL a pu analyer ces fameuses données interceptées sur une moitié du territoire français. La Commission y a retrouvé une centaine de mots de passe de sites Internet et de messagerie électronique, «ainsi que de nombreuses données de connexion à des sites de rencontre et à des sites pornographiques». La Cnil cite l’exemple d’un internaute ayant visité le site «mes-rencontres-sexy.com», dont l’identifiant, le mot de passe et l’adresse IP étaient connus de Google. De même, le moteur de recherche disposait d’une conversation entre un homme et une femme mariés à la recherche de relation extraconjugale, dont les adresses précises ont été trouvées grâce aux coordonnées GPS.

Dans ses échanges avec la Commission, Google a soutenu que cette collecte n’était pas illicite, car «non-intentionnelle». Le leader américain a aussi contesté qu’il s’agisse d’informations personnelles, arguant que les contenus ont été enregistrés «en format binaire, illisible par l’homme», et qu’il n’en a été fait aucun usage. La Cnil a balayé ces arguments : «Ces données, combinées entre elles, constituaient des données à caractère personnel», a-t-elle écrit dans sa délibération du 17 mars.

Afin d’apaiser la Cnil et les autres organismes chargés de la protection des droits dans le monde, Google s’est engagé à ne plus récolter aucune information de ce type.

Malgré tout, en France, les vingt-deux voitures du programme Street View ont été remises en circulation cet été, débarrassées de leurs clés Wi-Fi. La Cnil note cependant que la collecte des identifiants de connexion «depuis des années» a permis à Google de disposer d’un «avantage concurrentiel indéniable» sur les autres services de cartographie.

Rappelez vous, Google n’a toutefois pas réglé ses différends sur le respect des données personnelles en France, et à la lecture de ces quelques lignes, sommes nous certains de dires de GOOGLE. Sommes nous vraiment maîtres de nos vies privées sachant que nous sommes contamment entourés de satellites, prenant des photos de notre intimité (GOOGLE EARTH et ses photos inédites), donc restons énigmatiques sur les agissements de GOOGLE en France et dans le Monde.

Même si GOOGLE reste le leader américain en matière de moteur de recherche, d’applications en tout genre, il ne doit en aucun se prévaloir de cette position pour agir en toute impunité.