Norman Hurens  Le moteur de recherche recrute des dizaines de développeurs pour créer de nouvelles applications originales pour Android, dont des jeux vidéo, selon le Wall Street Journal.

Google semble décidé à rattraper son retard sur Apple dans les applications mobiles. Selon des informations obtenues par le Wall Street Journal, la société recrute actuellement des dizaines d’ingénieurs et de développeurs dans le but de produire en interne de nouveaux logiciels pour les smartphones, dont certains en exclusivité pour son système d’exploitation Android.

La plate-forme Android dispose aujourd’hui de 100.000 logiciels, soit trois fois moins qu’Apple. La plupart de ces applications sont conçues par des développeurs externes. Jusqu’à présent, Google a décliné sur le mobile ses services les plus populaires, tels que Gmail (courrier électronique) et Google Maps (cartographie). Le groupe souhaiterait désormais développer des applications inédites, notamment des jeux vidéo et des services de géolocalisation. Cependant son objectif resterait de privilégier la qualité sur la quantité.

Google passe devant Apple et Nokia

Si Android n’a pas autant d’applications d’Apple, cela ne l’a en effet pas empêché de devenir le système d’exploitation pour smartphones le plus populaire du moment. Au quatrième trimestre 2010, sa part de marché était de 33%, selon une étude du cabinet Canalys publiée lundi, soit une progression de 615% en un an. Google connaît aussi une forte progression dans les tablettes tactiles. Sa part de marché a dépassé les 20%, grâce au récent succès de la tablette Galaxy Tab de Samsung.

Ces fortes ventes d’Android lui permettent déjà de générer d’importants revenus avec le mobile. En 2010, ce marché représentait plus d’un milliard de dollars pour Google, grâce aux revenus générés par la publicité affichée sur le moteur de recherche. De plus, selon l’institut de recherche Gartner, les applications pour mobile devraient générer un chiffre d’affaires de 15,1 milliards de dollars dès 2011, par la vente d’applications payantes et l’insertion de publicités dans les logiciels gratuits.