Norman Hurens  Le ministère des Affaires étrangères recommande de différer tout voyage vers le pays des pharaons. Les tour-opérateurs suspendent les départs prévus ce week-end.

L’Égypte n’est plus sûre. Après les violentes manifestations anti-Moubarak de vendredi, le ministère français des Affaires étrangère recommande de «différer tout voyage» non urgent vers le pays. On peut lire, dans la rubrique Conseils aux voyageurs du site du Quai d’Orsay que «les Français sur place sont invités à limiter leurs déplacements au strict nécessaire et à se tenir éloignés des attroupements».

Les professionnels quant à eux «élaborent des solutions d’un retour anticipé en France» pour les clients présents au Caire, explique le Centre d’étude des tour-opérateurs (Ceto) dans un communiqué. Concernant les vacanciers présents dans d’autres régions d’Égypte, les voyagistes «renforcent leur assistance et se tiennent à la disposition de leur clientèle afin de répondre aux interrogations relatives à la situation locale», précise le Ceto. Quant à ceux touchés par la suspension des départs, ils «peuvent reporter leur voyage sans frais à une date ultérieure sur l’Egypte ou toute autre destination programmée par le tour-opérateur».

Dans le même temps, les tour-opérateurs français ont suspendu tous les départs prévus ce week-end vers l’Égypte, après une demande des Affaires étrangères aux ressortissants français de «limiter» leurs déplacements dans ce pays. D’après les voyagistes, environ 4.000 Français sont actuellement en vacances en Egypte. En 2010, 600.000 Français se sont rendus dans le pays. Les tour-opérateurs belges ont également décidé de suspendre les départs, jusqu’à lundi inclu. Ils ne prévoient pas de rapatrier leurs clients déjà sur place.

Les voyagistes français devaient à nouveau se réunir samedi pour évoquer la situation. La contagion des manifestations au Maghreb a de quoi les inquiéter. La Tunisie est la première destination de voyage des Français, devant le Maroc et l’Égypte.