Le 24 juillet 2015 à 13h39 | Argent avec Reuters
Mise à jour le 24 juillet 2015 à 16h47

L’expérience de deux chercheurs qui ont démontré qu’il était possible de prendre le contrôle à distance d’un véhicule Jeep n’a pas laissé le choix au constructeur automobile Fiat-Chrysler (FCAU) (NYSE), qui a annoncé vendredi le rappel de 1,4 million de véhicules aux États-Unis afin de mettre à jour leurs systèmes informatiques.

Dans le cadre de l’expérience menée pour le compte du magazine Wired, les chercheurs ont pris à distance le contrôle du moteur, de la conduite et des freins du véhicule par le biais de l’Internet. Ils ont pu aussi contrôler le fonctionnement de la climatisation, de la radio, du lave-glace et des essuie-glaces.

Fiat-Chrysler a indiqué qu’aucun incident n’était survenu en raison d’une telle activité, tout en soulignant que le piratage des systèmes d’un véhicule constituait un crime.

Le rappel concerne notamment le Jeep Grand Cherokee et le Cherokee des années 2014-2015, de même le Dodge Challenger de l’année 2015. Des véhicules Chrysler 300, Dodge Charger et camionnettes RAM font aussi l’objet du rappel volontaire.

«On trouve de plus en plus des systèmes de divertissement à bord des véhicules ayant des connexions Internet et Wi-fi», a expliqué Alain McKenna, chroniqueur automobile et techno pour autonet.ca. «Certains ont aussi des systèmes de vérification de pression des pneus qui communiquent sans fil et qui peuvent être piratés».

Jusqu’à maintenant, les fabricants d’automobiles avaient cherché à minimiser la possibilité que des pirates puissent prendre le contrôle d’un véhicule en utilisant une connexion sans fil. Des pirates avaient déjà démontré qu’il était possible de contrôler les systèmes de diagnostic d’un véhicule grâce à une connexion avec fil, mais la démonstration restait à faire avec une connexion sans fil.

L’agence de la sécurité des transports aux États-Unis, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), ainsi que des membres du Congrès ont exprimé des inquiétudes au sujet de la sécurité des systèmes de contrôle des véhicules connectés.

Deux membres démocrates ont présenté mardi un projet de loi qui obligerait la NHTSA de développer des normes de sécurité accrues pour les systèmes embarqués et détecter une activité de piratage au moment où elle se produit.

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