La technique 4-7-8 pour s’endormir rapidement inventée par un professeur à Harvard.

Pour plusieurs personnes, trouver le sommeil est un problème qui bouscule leur vie. L’insomnie n’est pas une maladie, mais elle est un symptôme que le corps utilise pour s’exprimer et dire qu’il y a quelques chose qui ne va pas.

Heureusement, il existe une technique qui peut être en mesure de chasser l’insomnie, qui a été mise au point par un Andrew Weil, professeur à Harvard. Il a créé une méthode qui ne prend que quelques secondes et peut réellement aider à s’endormir rapidement.

Comment pratiquer la technique 4-7-8 ?

Il suffit de s’asseoir dans une position confortable et être sûr que le dos est droit. Pour commencer, on doit expirer par la bouche tout l’air contenu dans les poumons. Puis, fermer la bouche et inspirer doucement par le nez en comptant jusqu’à 4. Ensuite, retenir la respiration et compter jusqu’à 7. Et pour finir, expirer par la bouche, en comptant jusqu’à 8. Cette action est à refaire au moins 4 fois.

Dr. Weil déclare également que cette technique peut être utilisée lorsqu’on est stressé car elle aide à mieux gérer les émotions.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Lorsqu’on est stressé, le cœur pompe plus d’adrénaline dans le corps à travers la circulation sanguine et la respiration devient plus tendue. Faire cet exercice est un moyen de détendre la respiration, ce qui va permettre au corps de prendre plus d’oxygène. Et lorsqu’on retient le souffle, l’oxygène prend plus de temps pour se répandre dans tout le corps. Cette technique simple a un effet sédatif sur l’organisme.

Les causes les plus courantes d’insomnie

L’insomnie a généralement une cause sous-jacente. Parmi les causes les plus courantes d’insomnie, on retrouve :

  • les voyages en avion, surtout dans le sens ouest-est (le décalage horaire);
  • l’anxiété ou la dépression;
  • les affections telles que le reflux gastro-œsophagien, l’hypertrophie de la prostate, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer ou un accident vasculaire cérébral (AVC);
  • des médicaments tels que les décongestionnants, les stimulants (par ex. le méthylphénidate*) et certains antidépresseurs;
  • la nicotine, la caféine et l’alcool;
  • le manque d’activité pendant la journée;
  • la douleur générée par l’arthrite ou par d’autres problèmes de santé;
  • de mauvaises habitudes de sommeil;
  • les changements de quart de travail;
  • des troubles du sommeil comme l’apnée;
  • le stress lié au travail, à la vie de famille, à la survenue d’un décès ou d’une maladie dans la famille ou parmi les proches, ou encore à des difficultés financières.

Avez-vous une dette de sommeil?

  • Vous dormez moins de 6 heures par nuit
  • Vous n’êtes jamais reposé au lever du matin
  • Vous devez constamment combattre le sommeil
  • Le manque de sommeil perturbe votre performance, énergie, humeur
  • Vous rêvez de faire la sieste

Ÿvous avez peut être accumulé une dette importante de sommeil

Conséquences de la privation de sommeil

  • Diminution de la vigilance, de la concentration et de l’attention
  • Altération du jugement et de la prise de décision
  • Ralentissement du temps de réaction
  • Augmentation de la somnolence
  • Augmentation des risques d’endormissement ou d’épisodes de micro-sommeil
  • Danger pour la santé et la sécurité

20% des conducteurs canadiens affirment s’être endormis ou assoupis au volant au cours de l’année précédente.

La fatigue a été un facteur déterminant dans: – 23% des accidents mortels et 19% de l’ensemble des accidents de la route avec blessures au Canada – 20% des accidents mortels et 22% de l’ensemble des accidents de la route avec blessures au Québec

Le manque de sommeil diminue les performances au travail

Une nouvelle étude montre que même lorsqu’on ne se sent pas fatigué après une courte nuit, nos performances intellectuelles au travail sont fortement diminuées.

Dans cette nouvelle étude 12 participants ont été suivis pendant un mois. La première semaine chacun devait dormir entre 10 et 12 heures pour être certain d’être bien reposé puis pendant les trois semaines restantes les participants ont dormi en moyenne 5,6 heures par nuit avec un décalage des rythmes de sommeil habituels (pour imiter un « jet lag » qu’on rencontre par exemple lors de voyages lointains).

Pour l’expérience les participants ont dû passer des tests sur ordinateur comportant des exercices de recherches visuelles. Ce genre d’activités est courant dans les professions sensibles comme le contrôle aérien, la surveillance de bagages ou d’opérations dans des centrales nucléaires. Les chercheurs ont ainsi découvert que plus les participants restent éveillés longtemps, plus ils sont lents pour identifier les informations importantes dans les test.

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