MySpace va mal et pourrait donc être mis en vente. Le groupe News Corporation, de Rupert Murdoch, souhaiterait visiblement céder celui qui fut un pionnier des réseaux sociaux, acheté au prix fort en 2005, pour la somme de 580 millions de dollars.
« Avec un nouvel accent mis sur les contenus et une nouvelle structure, nous pensons que c’est le bon moment pour News Corp. d’envisager des options stratégiques » pour MySpace, a déclaré, selon l’AFP, le directeur d’exploitation du groupe, Chase Carey, lors d’une téléconférence à l’occasion de la présentation des résultats trimestriels.

Norman Hurens

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Cinglante restructuration

Mais, à l’écouter, la vente ne serait pas encore forcément actée. « Cela pourrait être une vente, ou la venue d’un autre investisseur, ou notre maintien avec une nouvelle structure. » Et, par ailleurs, News Corp. n’en serait pas encore à solliciter des acquéreurs. Une décision devrait être prise d’ici à l’été.
Début janvier, MySpace avait annoncé vouloir supprimer près de 50 % de ses effectifs (soit 500 postes dans le monde). En 2009, il avait déjà réduit la voilure (420 postes supprimés). Malgré une nouvelle version inaugurée à la fin de 2010, et qui fonctionne bien selon les dirigeants de MySpace, le site se trouve désormais loin derrière Facebook. Lors du lancement, Chase Carey n’avait pas caché que le site était sous pression et ne disposait que de quelques trimestres pour montrer sa viabilité.
Dans les comptes du deuxième trimestre de News Corp., les résultats de MySpace sont intégrés à la catégorie « autres », dont les pertes sont passées de 125 à 156 millions de dollars entre 2009 et 2010. Cet accroissement est notamment dû, selon le groupe, à une baisse des revenus publicitaires de MySpace. News Corp. a fait une provision de 275 millions de dollars, liée pour partie à la cinglante restructuration de MySpace.