«Don’t be evil.» Le slogan non officiel de Google est légendaire. Dans tous les sens du terme. Avec 24.000 employés et près de 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires, le géant du Net s’est rendu à l’évidence: il ne passe plus pour un projet philanthropique.

Et les start-up d’aujourd’hui ont retenu la leçon: plutôt qu’essayer de faire le grand écart entre intentions louables et impératifs économiques, elles ont choisi leur camp. C’est ce qu’a observé aux quatre coins du monde le forum NetExplorateur. La 4e  édition de cet Observatoire mondial de l’innovation numérique, dont Le Figaro est partenaire, se tient ce jeudi et vendredi à l’Unesco, à Paris.

 

Alors que les valorisations des nouvelles stars du Web s’envolent, les jeunes pousses de la Toile ont compris qu’un modèle économique viable était la clé de leur réussite. Résultat, le Web marchand est désormais tourné «ostensiblement» vers l’argent. Le jeu mobile MyTown transforme ainsi la ville en Monopoly géant et génère des recettes aussi bien en nouant des partenariats avec les marques qu’en vendant des biens virtuels à ses 4 millions de joueur.

 

Créé par un ancien collaborateur du site The Pirate Bay, le système de micropaiement Flattr substitue au bouton «J’aime» de Facebook un bouton «Je paye» pour développer un «mécénat global» de contenus sur le Net. Enfin, le britannique Datasift marchande l’analyse et le filtrage des conversations pléthoriques suscitées par les réseaux sociaux