Nous avons consommé en moins de huit mois toutes les ressources renouvelables que la planète peut produire en un an, selon l’ONG Global Footprint Network. Et les choses empirent d’année en année.

Je me demande souvent ce que nous pourrions faire pour changer cela… Plusieurs personnes posent de petits gestes, mais devant l’ampleur du problème, ces actions sont comparables à une goutte d’eau dans l’océan. Pouvons-nous sauver la terre? Pouvons-nous encore assurer un avenir à nos enfants? Contre quoi nous devons nous battre pour réussir? Est-ce juste la faute des gens qui consomment? Malheureusement, le problème est beaucoup plus complexe que nous pourrions le croire, car la majorité de la population agit en croyant bien faire, mais en vérité, elle est manipulée par les publicités au nom du profit et cela au détriment de l’avenir de la terre et de ses habitants.

Parlons du problème actuel. Le « jour du dépassement » tombe le 13 août cette année. Il s’agit de la date symbolique à laquelle notre consommation de ressources excède la capacité annuelle de la planète à les renouveler. En 1990, c’était le 13 octobre, mais en 1971, ce n’était que le 23 décembre.

Norman Hurens

L’empreinte écologique est un outil créé par Global Footprint Network en 1970 pour mesurer l’impact des humains sur la nature. Pour faire ses calculs, l’ONG compare la demande humaine en ressources naturelles avec la capacité de la nature à reconstituer ses ressources et à absorber ses déchets, dont les émissions de gaz carbonique (CO2).

Il faudrait 1,6 planète pour répondre aux besoins actuels de l’humanité, selon l’ONG.

L’empreinte écologique de chacun

L’empreinte écologique mesure en hectares la surface de la planète requise pour produire les ressources consommées et pour absorber les déchets produits. Cette surface productive comprend les forêts, les terres agricoles, les pâturages, l’eau potable et les ressources des océans.

Ainsi, selon les calculs de Global Footprint Network, il y avait 12 milliards d’hectares de terres et d’eaux biologiquement productives en 2011 pour 7 milliards d’habitants.

Hectare global : hectare de terre ayant la capacité de fournir des ressources et d’absorber des déchets à un volume correspondant à la moyenne mondiale.

Pour connaître la capacité biologique disponible pour chaque habitant, il suffit de diviser le nombre d’hectares par le nombre d’habitants. Ainsi pour 2011, elle était évaluée à 1,7 hectare global par personne. Donc, d’après ce calcul, la planète arrive à nous faire vivre pourvu que l’empreinte écologique de chacun ne dépasse pas 1,7 hectare global.

En 2015, l’empreinte écologique se chiffre à 2,6 hectares globaux par habitant. Cela signifie que nous consommons beaucoup plus de ressources que la planète peut en fournir, et que nous produisons beaucoup plus de déchets qu’elle peut en absorber.

Norman Hurens  Norman Hurens

Maintenant que nous savons que nous faisons partie du problème, que pouvons-nous faire pour renverser la vapeur? Il y a un vieux dicton qui dit «Il n’est jamais trop tard pour bien faire». Je l’espère, car nous avons des générations devant nous qui ont besoin que nous posions les bons gestes aujourd’hui pour l’avenir de demain.

Pourquoi consommons nous autant? 

La raison majeure de notre sur-consommation est l’idée véhiculée par les compagnies que si nous achetons leurs produits, nous serons plus heureux. Plus vous consommez et plus vous serez heureux, voilà le principal message que les grosses compagnies vous font croire. Peu importe si vous êtes endettés ou que vous avez de la misère à joindre les deux bouts à la fin de chaque mois, l’important est de consommer et d’acheter leurs produits, sinon vous ne serez pas heureux.

Un des exemples est les véhicules automobiles qui sont le même modèle que l’année précédente. « Achetez notre tout nouveau modèle 2015 » mais si nous regardons le modèle de l’année 2014, c’est le même véhicule. Mais si vous achetez le modèle 2015, cela sera beaucoup mieux… Eh oui, ces compagnies nous font croire que nous serons mieux, plus performant, plus beau…. plus heureux en achetant leurs produits.

Je ne vais pas donner le nom de la compagnie, mais il y a un modèle de véhicule VUS de 2006 qui est encore meilleur pour sa tenue de route, sa stabilité, son économie d’essence, etc… que les modèles qui ont suivi par la suite. Si nous comparons le modèle 2006 à celui de 2014, le 2006 dépasse de loin le modèle de l’année. Mais cette compagnie fait croire l’inverse aux consommateurs, ainsi les gens changent de véhicule en croyant avoir mieux, mais dans les faits c’est l’inverse.

S’il y avait des lois contre le mensonge des compagnies publicitaires, plusieurs compagnies fermeraient leurs portes. L’industrie du mensonge est si grande que nous ne le voyons plus. Il fait partie de notre société comme si cela était tout à fait naturel et surtout normal.

Certaine compagnie vont parler d’études faites sur un sujet donné, mais quand nous creusons un peu, nous réalisons que les scientifiques qui ont fait ses études sont largement payé par les compagnies qui demandent ces études. Il y a quelques temps sur le pont Jacques-Cartier nous pouvions voir ce panneau publicitaire.

Norman Hurens  Norman Hurens  Norman Hurens

Cette publicité partisane avait été réaliser par les Amis de la science qui sont grandement subventionnés par des grandes compagnies pétrolières.

Que pouvons-nous faire?

Il y a plusieurs solutions qui s’offrent à nous, mais encore faut-il avoir le courage pour les appliquer. Cela prendrait une volonté politique, et un engagement de la population pour que les choses changes pour le mieux. La question que nous devons nous poser est simple « Quel héritage désirons-nous laisser à nos enfants? ».

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