Norman Hurens  Gizmodo donne la parole à un cyber-activiste tunisien sur le rôle des outils Web 2.0 dans la « Révolution du jasmin ».

Il s’appelle « Ahmed », cyber-activiste tunisien. Ce lecteur de longue date de Gizmodo apporte son témoignage à propos du rôle que l’Internet joue dans la « Révolution du jasmin » dans ce pays.

» Les Tunisiens communiquent et relatent les faits (…) a travers Twitter / Facebook / leurs blogs » face à « la censure et aux interpellations aléatoires du ministère de l’Intérieur ».

Ahmed revient sur le soutien du groupe de hackers Anonymous qui a lancé une attaque massive et générale sur les sites Web du gouvernement tunisien.

Il raconte comment les autorités publiques ont pratiqué la censure sur Internet qui remonterait à 1998, comment elles obligeaient les Tunisiens à utiliser le mail de leur fournisseur d’accès pour mieux filtrer et comment elles bloquaient les sites Web de tous les opposants sans exception.

Dans le « gouvernement d’Union nationale », on apprend que le « cyber-leader » Slim Amemou, président du Parti Pirate Tunisien (PTT, jusqu’ici non reconnu), a obtenu le poste de secrétaire d’Etat à la Jeunesse.

Alors, quel rôle va jouer l’Internet dans la nouvelle configuration politique ? Les outils électroniques servent en priorité à « repérer et de traquer la milice de l’ancien président qui est en train de semer la terreur dans les rues ».

Tandis qu’un site Web (http://www.tunisie2011.com) essaie de sonder l’opinion publique sur les futurs candidats à la présidence.

ITespresso.fr